Un coup mortel porté à l'UE ?



Marché transatlantique

envoyé par zog_nwo



L'Allemagne vient elle de poignarder l'Europe ?

Le pouvoir Allemand vient d'envoyer deux messages d'avertissements, plutôt explicites, à ses partenaires Européens. Sous entendu si vous continuez avec vos politiques de déficits non maitrisés, nous pourrions bien aller voir ailleurs ! 

Ailleurs ? Mais ou ca ? 

Depuis quelques années avance dans l'ombre un projet étonnant mais dont les perspectives d'aboutissement sont pour les années 2015… Après le Marché Commun Européen, l'Allemagne semble agir pour la création d'un marché Transatlantique, alliant UE et USA… Jugez plutôt des mesures récentes annoncées en Allemagne… et de l'action sournoise entreprise au parlement Européen !

Pas de fantasmes, mais rien que des faits vérifiables !

Un coup mortel porté contre l'UE ?


L'Allemagne, sous l'influence de sa chancelière, vient de faire voter deux mesures dont on a sous estimé la portée.

En Allemagne, la cour constitutionnelle, vient de prendre des mesures afin de protéger le Parlement National et les les Institutions allemandes contre les décisions extérieures. Par cette première mesure elle pourrait remettre en cause la toute puissance et la supranationalité des lois Européennes sur son parlement national.

Mais en plus, Madame la Chancelière vient de faire inscrire dans la constitution une seconde mesure, précisant que le déficit du Budget de l'Etat Fédéral ne pourra jamais plus dépasser 0,35% du PIB.

Avec cette mesure justifiée au regard de l'histoire Allemande, et de l'endettement démesuré et incontrôlé des autres pays de l'UE, ne vient elle pas de "poignarder l'euro" ? Un instrument décrié certes, mais qui a cependant fortement contribué à mettre fin à la suprématie du dollar... Car elle remet ainsi en cause les critères de convergence, qui fondent la stabilité de la monnaie Européenne... Et qui autorisait, avant la crise, des déficits à -3 % du PIB ?

En 2008, les déficits publics les plus élevés, par rapport au PIB, ont été observés en Irlande (-7,1%), au Royaume-Uni (-5,5%), en Roumanie (-5,4%), en Grèce (-5,0%), à Malte (-4,7%), en Lettonie (-4,0%), en Pologne (-3,9%), en Espagne (-3,8%), en France (-3,4%), en Hongrie (-3,4%), en Lituanie (-3,2%) et en Estonie (-3,0%).


Deux messages très forts qui pourraient créer une Europe à deux vitesses, celle des pays vertueux, et celle des esclaves de la dette ? Prenant ainsi le risque de déstabiliser l'Europe  ? En semant le futur germe de la discorde, qui risquerait, à terme de faire exploser l'Union, des pays d'Europe ???


Mais alors faire exploser l'Europe pour quoi faire ???

La création du conseil économique transatlantique avance dans l'ombre !

Priorité affichée par Angela Merkel pendant la présidence Allemande de l'Union Européenne, elle n'a cessé d'y oeuvrer avec georges Bush; désormais le travail continue. Une résolution, votée en juin 2009 au parlement Européen, reprend l'objectif d'un « marché transatlantique sans entrave en 2015 », proposé dans un rapport de la sociale-démocrate allemande Erika Mann, et suggère de transformer le dialogue transatlantique des ­législateurs en une « assemblée transatlantique »

Le Conseil économique transatlantique mis en place lors du sommet de Washington, sera chargé de piloter un vaste chantier visant à harmoniser les réglementations et les normes, de l'industrie automobile ou pharmaceutique par exemple, de la propriété intellectuelle ou des marchés publics, pour favoriser les investissements et les échanges entre les Etats-Unis et l'Union européenne. Cette nouvelle institution, dont le co-président européen sera le vice-président de la Commission, Günter Verheugen, dirigera le travail pendant la période entre les sommets annuels, en vue d'une meilleure intégration économique entre les deux rives de l'Atlantique.

A gauche, certains observateurs dénoncent la collusion entre les parlementaires de la Droite et ceux de la Gauche

Jean-Luc Mélenchon: "Le futur grand marché transatlantique"
 
Mise en place d'ici 2015 d'une zone de libre-échange transatlantique.

Une exigence répétée par le Parlement européen le 26 mars, à l'occasion du vote sur le rapport sur « L'état des relations transatlantiques suite aux élections aux États-Unis. » Rapport adopté par 503 voix contre 51, donc avec l'assentiment du Parti socialiste européen (PSE).

La libéralisation du marché intérieur au sein de l'UE, l'alliance entre les deux zones commerciales seront autant d'arguments dans les négociations commerciales avec les pays tiers, notamment ceux du Sud, pour les pousser à ouvrir leurs propres marchés.

 L'Europe états-unienne qu'on nous cache
 
D'ici à 2015, l'Union européenne et les États-Unis formeront un marché unifié. Ce projet qui souligne le rôle de l'Otan a reçu le soutien des conservateurs, des libéraux, des socialistes et des Verts.

Un élargissement peut en cacher un autre. Alors que le débat sur l'élargissement de l'Union européenne à la Turquie occupe le devant de scène, suscitant un nombre incalculable de prises de positions, la Commission et le Parlement s'entendent pour élargir le Marché unique à... l'Ouest. Et s'emploient déjà, sans la moindre publicité, à lever les obstacles qui permettront de «  réaliser un marché transatlantique unifié d'ici à 2015  ». Autant dire demain. Ce projet tout ce qu'il y a de plus officiel a été relancé avec force dans une résolution du Parlement européen du 26 mars. Rédigée par le PPE (la droite européenne), celle-ci fait de la relation avec les États-Unis le « partenariat stratégique le plus important pour l'Union européenne ». Elle a reçu un soutien massif du PSE et des Verts  [1], nonobstant ses positions très libérales et atlantistes.

« Le libre accès aux marchés » figure en effet en tête des « principes fondamentaux pour la réussite de l'intégration »« invite les autorités des États-Unis et de l'Union à éviter d'instaurer des obstacles aux investissements étrangers »  (art. 52), réclame « la suppression des obstacles qui entravent les investissements et la prestation de services financiers transatlantiques » et « encourage une meilleure intégration des marchés » des deux rives « de sorte qu'ils concurrencent mieux (sic) les marchés émergents » (art. 53). La résistance au protectionnisme et la demande de « conclusion positive » du cycle de libéralisation de Doha (art. 22) figure aussi au menu. L'affaire vient de loin. Le partenariat transatlantique est né en 1990, à la suite de l'effondrement du bloc de l'Est, avec les velléités d'établir un « nouvel ordre mondial »

 En 1995, Felipe Gonzalez pour le Conseil, Jacques Santer pour la Commission et Bill Clinton signent un « nouvel agenda transatlantique ». Celui-ci établit un dialogue transatlantique des législateurs entre le ­Parlement européen et le Congrès des États-Unis, ainsi que le Transatlantic Business Dialogue entre le patronat et les grandes firmes des deux rives. Il réaffirme notamment « l'indivisibilité de la sécurité transatlantique » sous l'égide de l'Otan et la responsabilité partagée des deux acteurs de mener le monde vers un «  système mondial ouvert de commerce et d'investissement ». Et détaille 150 actions spécifiques faisant l'objet d'une coopération.

Trois ans plus tard, le gouvernement Jospin retoque un projet de « nouveau marché transatlantique » porté par la Commission, qui voulait libéraliser le commerce des biens et des services d'ici à 2010. Un « Partenariat économique transatlantique » est néanmoins adopté à Londres pour intensifier la coopération bilatérale et multilatérale dans les domaines du commerce et de l'investissement. Il vise principalement à favoriser la coopération en matière de normes, éliminer des obstacles commerciaux non tarifaires et coordonner les positions dans les enceintes de négociations multilatérales du type OMC. Contrarié, le projet renaît au Parlement européen en 2006. Une résolution, votée en juin, reprend l'objectif d'un « marché transatlantique sans entrave en 2015 », proposé dans un rapport de la sociale-démocrate allemande Erika Mann, et suggère de transformer le dialogue transatlantique des ­législateurs en une « assemblée transatlantique »

Il s'agit notamment d'« accélérer la réduction et l'élimination des obstacles au commerce international et à l'investissement » et de « rationaliser, réformer et, quand c'est nécessaire, réduire les réglementations pour renforcer le secteur privé ».

 Avec la résolution du 26 mars 2009, le Parlement européen franchit une nouvelle étape. Le partenariat n'est plus seulement économique mais « stratégique ». D'où l'appel à « une coopération étroite entre l'Union européenne et les États-Unis dans le domaine de la justice et des affaires intérieures [...] pour bâtir progressivement un espace transatlantique de liberté, de sécurité et de justice » (art. 45). Pas moins. La création d'instances politiques est envisagée : « Une assemblée transatlantique [...] composée à parts égales de députés au Parlement européen et des deux chambres du Congrès des États-Unis » (art. 10). Ainsi qu'un « Conseil politique transatlantique » qui réunirait « tous les trois mois » le Haut Représentant de l'UE et le secrétaire d'État des États-Unis (art. 9).

Pour parachever ce grand marché aux airs d'empire de l'Occident, la résolution n'envisage de défense européenne qu'à travers l'Otan, dont elle « souligne l'importance en tant que pierre angulaire de la sécurité transatlantique » (art. 37).


"Qui s'embarrasse à regretter le passé, perd le présent et risque l'avenir."



Bref, certaines des actions entreprises par Sarkozy prennent désormais leur sens : un marché transatlantique avec comme bras armé l'Otan, n'a pas besoin d'Europe de la défense, ni d'armée Nationale… Cela éclaire d'une autre lumière la réintégration de la France dans l'Otan, tout comme la compatibilité des fichiers entre les différents services de renseignements :  compatibilité du fichier CRISTINA, avec les fichiers US... (voir le  numéro 32, été 2009, de la revue Réfléchir et Agir, et notamment l'interview de Thierry Meyssan)

Toutes ces mesures qui font se mélanger les structures Européennes et celles d'outre Atlantique, procèdent du même objectif : la création d'un marché transatlantique, avec des institutions politiques, seront ensuite une bonne base pour aller vers une Gouvernance Mondiale, comme vient de le réclamer le Pape en personne dans sa dernière encyclique sociale… Le tout en faisant aboutir le cycle de Doha, dernier et tout récent engagement de faire aboutir ces accords d'échange internationaux à tout prix !

L'Europe qu'ils construisent n'est pas la notre; leurs projets se front au détriment des peuples, et de leurs Identités.

Non le Capitalisme n'est pas mort, il continue d'œuvrer ...dans l'ombre, et toujours aussi efficacement.

Nous rêvons d'un grand Espace qui se développerait à l'Est, il se prépare à l'Ouest !


"Qui s'embarrasse à regretter le passé, perd le présent et risque l'avenir."

Une citation faite sur mesure pour nos milieux identitaires et nationaux !

Incapables de dépasser nos défaites passées, nous ne saisissons pas les enjeux et perdons notre Avenir. Car l'avenir prend toujours racine dans le Présent !

Choisissons nos terrains d'actions, plutôt que d'agir sur ceux que l'ennemi a choisi pour nous !

Roberto.




08/07/2009
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