Répartition Capital / Travail : la désinformation faite par Libération

Libération, prétendu quotidien de Gauche, sert les intérêts de son pdg, Edouard De Rotschild, mais plus ceux du peuple !

Preuve en est la désinformation orchestrée sur la répartition de la valeur ajoutée, entre le capital et le Travail : voici leur article, qui dit qu'il ne se passe rien, que tout va bien, et un graphique, récupéré par mes soins sur le site d'Eurostats et qui prouve le contraire...

A quoi sert leur manœuvre ? A discréditer les arguments qui mettent au grand jour le complot "Social Démocrate", l'alliance entre les politiques, les patrons et les maffieux, les Banksters !

La réalité est celle-ci : depuis 1981, en Europe, le Capital à repris au Travail, plus de 10 % de la valeur ajoutée !!!



Partage salaire-profit : Hamon et Besancenot s'indignent un peu vite

DESINTOX

La richesse produite a-t-elle basculé massivement de la rémunération travail vers celle du capital ces trente dernières années? C'est un credo de la gauche. Mais ce n'est pas si simple.

GREGOIRE BISEAU



Les salaires des Français ont-ils été sacrifiés au profit de la rémunération du capital ? Ou, dit autrement, les bénéfices des entreprises françaises ont-ils, ces dernières années, écrasé la progression des revenus des salariés ? Oui, répond la gauche française. Benoît Hamon, le porte-parole du Parti socialiste, a par exemple déclaré le 16 janvier sur Canal + : «Vous savez, en trente ans, la part de la richesse produite qui est passée de la rémunération du travail, votre salaire, à la rémunération du capital, surtout les dividendes, c'est 10 points de PIB.» Il n'est pas le seul à reprendre ce chiffrage. Le Parti communiste y fait souvent référence. Et surtout Olivier Besancenot, qui ne loupe pas une occasion de répéter ces statistiques. Evoquant la répartition capital-travail, il a affirmé le 3 février sur France 2 : «Il faut savoir qu'il y a 10 % du PIB qui ont été volés par une minorité de privilégiés à la majorité de la population ces trente dernières années.»

Il ne fait guère de doute que ce diagnostic rejoint un sentiment partagé par une grande partie de la population française. Cette question est d'autant plus importante au moment où Nicolas Sarkozy lui-même met aujourd'hui sur la table des négociations cette question du partage des profits des entreprises.

LES FAITS

Le problème est que rien dans les statistiques récentes ne permet de conclure à un tel constat. Selon l'Insee, le partage entre salaires et profit est étonnamment stable depuis vingt ans. Et aucun économiste de gauche qui a un peu travaillé sur la question ne prétend le contraire.

Comme l'expliquait dans Libération du 13 février Thomas Piketty, professeur à l'Ecole d'économie de Paris : «Il n'y a aucune raison statistique pour aujourd'hui remettre en cause cette stabilité.» Depuis 1988, la part des salaires dans la valeur ajoutée (c'est-à-dire la différence entre ce que produit une entreprise et les biens et services qu'elle a achetés pour assurer cette production) représente 65 %, le reste (35 %) allant à la rémunération du capital. Et cette répartition 65 %-35 % est presque inchangée depuis cette date.

Est-ce à dire que Besancenot et Hamon disent n'importe quoi ? Non. Ils font juste preuve d'une habile mauvaise foi politicienne. En prenant comme point de référence trente ans, ils remontent astucieusement à la fin des années 70, en plein choc pétrolier. Or, l'économie française subit durant cette période une spirale inflationniste qui déforme le partage de la valeur ajoutée au profit des salaires. En 1982, la part de ces derniers atteint alors le pic historique de 75 % de la valeur ajoutée. Mais avec la politique de rigueur et de désindexation des salaires décidée par la gauche à partir de 1983, ce taux va progressivement redescendre à 65 %. Tout laisse donc à penser que ce pic du début des années 80 constitue une exception. Dans la revue l'Economie politique (1), l'économiste Denis Clerc, consacre un long article pédagogique à la question. Il écrit : «Si l'on admet que la bosse des années 1974-1986 est davantage un accident historique qu'une norme de référence, il apparaît que les années récentes [en terme de partage de la valeur ajoutée, ndlr] se situent à peu près à un point en dessous de la moyenne 1959-1973». En clair, le partage salaire-profit est non seulement stable depuis vingt ans, mais en plus il est presque inchangé par rapport à la période des années 60. Plus curieux encore, il n'y a pas là d'exception française : on constate un phénomène identique dans presque toutes les économies développées.

(1) L'Economie politique, numéro 41 : «Où en est le partage de la richesse en France ?»


http://www.liberation.fr/economie/0101320157-partage-salaire-profit-la-gauche-s-enlise




19/02/2009
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