processus de Barcelone, Euromed La dernière trahison de Chirac et du Capital

L’Europe peut-elle tourner le dos à la Méditerranée ?

15 états de l’UE de l’époque et les P.T.M. (pays tiers méditerranéens) que sont l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, Malte, l’Egypte, Chypre, Israël, le Liban, la Syrie et la Turquie (l’Autorité palestinienne ayant été invitée comme observateur

Un processus révolutionnaire


Ce processus, révolutionnaire, dans le sens qu’il s’agissait du premier texte international ambitieux en matière de politique méditerranéenne est intimement lié au devenir croisé de l’espace communautaire, africain et du Moyen-Orient.

Il s’agissait d’un projet visionnaire dont l’objectif était de mettre en place une zone de sécurité et de solidarité partagées de part et d’autre de la mer Méditerranée.

Les principaux objectifs définis à Barcelone, reposent sur trois piliers, à savoir les trois partenariats :

-Politique et de sécurité et la définition d’un espace commun de paix et de stabilité ;

-Economique et financier et la construction d’une zone de prospérité partagée ;

-Volet social, culturel et humain, dans le sens du développement des ressources humaines, de la promotion du dialogue culturel et des échanges entre sociétés civiles.

 

Sommet franco-espagnol : Chirac et Zapatero planchent sur le budget européen et l'immigration

Ils ont aussi insisté sur le nécessaire renforcement de la lutte contre l'immigration clandestine.

Le sujet de l'immigration clandestine était également cruellement d'actualité dans un contexte d'émeutes dans les banlieues françaises et après les dramatiques incidents dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Mellila dans le nord du Maroc. Pour les deux responsables "L'Europe doit davantage s'engager" dans ce domaine car c'est véritablement un problème européen. Ils ont insisté sur la nécessité de mieux contrôler les frontières, d'étendre les accords de réadmission avec les pays concernés mais aussi d'accroître l'aide au développement des pays africains. Pour Jacques Chirac en effet "la solution ne peut évidemment être de nature sécuritaire, elle ne peut être que de nature de développement." Le sujet sera prochainement au menu du sommet de Barcelone qui doit célébrer, les 27 et 28 novembre, les dix ans du processus euro-méditerranéen auxquels seront présents les deux dirigeants…

 Euromed : l'Assemblée parlementaire euroméditérranéenne prépare le sommet de Barcelone

L'Assemblée parlementaire européenne se réunit les 20 et 21 novembre à Rabat au Maroc pour préparer le dixième anniversaire du processus de Barcelone. Elle élaborera ses recommandations pour le Sommet de Barcelone prévu la semaine suivante.

Il y a dix ans, l'Union européenne et ses Etats membres, l'Algérie, l'Egypte, la Jordanie, Israël, le Liban, le Maroc, l'Autorité palestinienne, la Syrie, la Tunisie et la Turquie, avaient convenu à Barcelone de mettre sur pied un partenariat euroméditerranéen (dit processus de Barcelonne) "soulignant l'importance stratégique de la Méditerranée et animés par la volonté de donner à leurs relations futures une dimension nouvelle, fondée sur une coopération globale et solidaire qui soit à la hauteur de la nature privilégiée des liens forgés par le voisinage et l'histoire."

Le processus de Barcelone établit, ainsi, un partenariat économique et financier et un partenariat dans les domaines social, culturel et humain. Il a notamment abouti à la mise en oeuvre des accords d'association euro méditerranéens qui ont remplacé les accords de coopération des années 1970.

L'Assemblée parlementaire euroméditerranéenne (APEM), est l'institution parlementaire du processus de Barcelone. Elle a vu le jour le 3 décembre 2003 à Naples. Elle se compose de 120 députés d'Europe (75 provenant des parlements nationaux et 45 du Parlement européen), et de 120 députés des parlements nationaux des pays méditerranéens partenaires de l'UE. Elle est actuellement présidée par le président du PE, Josep Borrell.

L'APEM n'a qu'un rôle consultatif, mais elle entend donner l'élan et le soutien nécessaire pour consolider et développer le partenariat euroméditerranéen. Un partenariat qui "même s'il n'a pas encore produit tous les résultats qui en étaient escomptés et n'a pas contribué (...) à l'apaisement des tensions dans la région (...) reste," estime le Parlement européen dans une résolution adoptée le mois dernier, "le cadre qui convient pour la politique méditerranéenne, cadre auquel il convient d'apporter des changements pour obtenir des résultats meilleurs."

Dans cette optique, l'APEM élaborera, lors de sa session extraordinaire des 20 et 21 novembre à Rabat, une série de recommandations à l'intention des chefs d'Etat et de gouvernement d'Euromed qui se réuniront une semaine après, les 27 et 28 novembre à Barcelone, pour célébrer le dixième anniversaire du processus.

L'Euromed d'accord sur l'immigration, pas sur le terrorisme

 L'Europe et les pays du sud de la Méditerranée organisent dimanche et lundi à Barcelone leur premier sommet "Euromed". Ce conclave de courte durée - moins de 24 heures - vise officiellement à donner un second souffle au "processus de Barcelone", un "partenariat euro méditerranéen" lancé en 1995 dans la métropole catalane pour faire de la Méditerranée une "zone de paix et de prospérité".

Les chefs d'Etat ou de gouvernement et les représentants de 39 pays présents devraient toutefois s'intéresser davantage à des sujets brûlants: le terrorisme  international, qui vient de frapper à nouveau en Jordanie et la poussée migratoire incontrôlée venant du sud, illustrée par les récents assauts sur les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Des discussions serrées sur ces différents points, et notamment l'adoption d'un code controversé de "bonne conduite antiterroriste", se poursuivaient à la veille du sommet qui réunira 800 délégués.

Madrid attend pour sa part des décisions concrètes sur le contrôle de l'immigration subsaharienne et l'aide financière aux pays d'émigration et de transit. M. Zapatero souhaite également promouvoir son grand projet "d'Alliance des Civilisations", occidentale et musulmane, avec l'ambition de miner les fondations du terrorisme islamiste.

Les participants se sont tout de même mis d'accord sur un code de conduite antiterroriste edulcoré, ainsi que sur un plan à 5 ans de développement de l'Euroméditerranée.

 (1)    Algérie, Autorité palestinienne, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Syrie, Tunisie, Turquie

 Immigration : Franco Frattini prépare un fonds européen pour l’intégration

Franco Frattini a indiqué hier qu’il travaillait à la création d’un fonds européen pour l’intégration de 1,7 milliard d’euros qui pourrait être opérationnel dès 2007

Selon le commissaire européen chargé de la Justice, de la Sécurité et de la Liberté, ce fonds sera destiné à financer des politiques en faveur de l’emploi, du logement et de l’éducation pour les populations issues de l’immigration. Ce fonds serait le premier fonds européen à pouvoir être versé directement aux autorités locales (mairies, régions…) et non seulement aux gouvernements. Il pourrait même être versé à des porteurs de projets issus de la société civile « y compris à des autorités religieuses » a précisé Franco Frattini.

 Des mesures que Franco Frattini veut le plus concrètes possibles "le moment est venu de traduire le langage politique et les engagements souscrits en actions concrètes" a précisé le commissaire.

Concernant les contrôles maritimes, Franco Frattini proposerait la création d'un "Mediterranean Coastal Guard" utilisant les matériaux et expertises des Etats membres et dont les objectifs seraient les opérations de sauvetage et la prévention de la traite des être humains.

Pour le vice-président de la Commission, il est également important de renforcer la collaboration avec les pays concernés pour obtenir une meilleure gestion des flux migratoires, y compris la conclusion des accords de réadmission.

Concernant la coopération Europe/Méditeranée, Franco Frattini propose la création d'une "EU/Mediterranean Task Force on immigration". Si les pays concernés sont d'accord, et dans le cadre du processus de Barcelone, le "Groupe 5+5" (France, Italie, Espagne, Malte, Grèce + Maroc, Algérie, Tunisie, Libye et Mauritanie) pourrait être la structure appropriée pour renforcer la coopération opérationnelle.



07/06/2007
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