Pourquoi internet tue nos entreprises et nos emplois !

Tout simplement parce que ceux qui nous gouvernent nous imposent encore une fois, une concurrence déloyale...

 

Amazon, Ebay, ou google ne déclarent pas leurs résultats en france, et ne sont donc pas imposés comme le sont les entreprises francaises, à 33 % d'impot sur les sociétés !!!

 

C'est l'un des secrets les moins bien gardés du Net. Les leaders du commerce en ligne se jouent des réglementations fiscales et déclarent à Bercy des résultats miséreux.

 

Google réalise en France un chiffre d'affaires de 800 millions d'euros mais le fisc n'en retrouverait que 40 malheureux millions sur ses déclarations de TVA... Amazon vend pour 930 millions d'euros de marchandises aux habitants de l'Hexagone mais parvient à en dissimuler l'essentiel (97% !)... eBay aurait acquitté 33 euros d'impôt sur les sociétés en 2008 et Amazon rien du tout.

 

 

Ces connards qui nous dirigent vont nous faire crever si on ne les balaye pas... Et si ce n'est pas nous, ce sont nos enfants qu'ils feront crever !


Roberto

 

//www.linformaticien.com/actualites/id/8076/les-geants-de-l-e-commerce-sont-champions-de-l-evasion-fiscale.aspx

 

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La Tribune publiait la semaine dernière un article sur l’évasion fiscale des géants de l’e-commerce, dont on peut retrouver un extrait ici. Les chiffres sont sans appel. Amazon déclare 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires au Luxembourg et… 25 petits millions en France. Google ne déclare que 40 millions pour 800 millions. Ebay aurait payé 33 euros d’impôts sur les sociétés en 2008, Amazon rien. Cela montre une distorsion de concurrence très nette entre ces géants américains basés au Luxembourg, en Irlande ou autres pays «low-taxes» de l’UE et les opérateurs français, la FNAC en tête (concurrent direct d’Amazon). Plus, cela représente un manque à gagner de 400 millions d’euros pour l’Etat français et devrait représenter 1 milliard d’euros en 2014.

 

 

RTRQA99_Comp-1En effet, une directive de 2002 de la Commission européenne, dont le but était de favoriser le commerce électronique, a prévu une dérogation pour les services de radiodiffusion et de télévision et à certains services fournis par voie électronique. Cette dérogation dit que la TVA est établie dans le pays où la société est basée et ce même si elle fournit un service ou livre un produit dans un autre pays de l’UE; la TVA intracommunautaire ne s’applique pas. Ce principe ne devrait être abrogé qu’au 1er janvier 2015 par le «paquet TVA» de la communauté européenne. 

La mise en œuvre de la monnaie unique européenne est un des grands œuvres du duo Kohl-Mitterrand. Le deal non-officiel est que la France a soutenu sans réserve la réunification allemande en fermant les yeux sur des peurs vieilles d’un demi-siècle (et également la peur de laisser filer définitivement le leadership européen vers l'Allemagne) en échange de l’abandon du Deutsche Mark qui a été douloureux symboliquement pour l’Allemagne.

La gestion de cette monnaie a été confiée à la BCE (basée en Allemagne) avec pour seule règle d’éviter l’inflation et a été couplée aux fameux «critères de Maastricht» (3% de déficit et 60% de dette par rapport au PIB). C’est-à-dire globalement une politique monétaire forte à l’allemande. L’ombre du Mark plane sur l’Euro depuis sa création. Quid de l’harmonisation des politiques budgétaires et fiscales qui auraient du précéder le lancement de l’Euro? Impasse totale… C’est que Kohl et Mitterrand ont fait un pari. Pour eux, attendre d’harmoniser ces politiques dans des pays ayant autant de différences, tant économiques que culturelles, aurait stoppé la construction économique européenne. Constat certainement vrai. Alors ils ont sciemment décidé de mettre la charrue avant les bœufs en faisant le pari que l’avènement de l’Euro servirait de catalyseur à la nécessaire harmonisation.

Dix-huit ans après le Traité de Maastricht, ce pari, osé mais respectable, a toutes les allures d’un échec. L’harmonisation, notamment fiscale, n’a que très peu progressé. Les pays se sont livrés et se livrent encore une guerre fiscale fratricide alors que l’Europe devait être un bloc économique homogène face aux USA et à la Chine. L’Irlande, par exemple, a joué sur deux tableaux: elle a profité des aides européennes et a pratiqué à outrance le dumping fiscal. Las, elle est aujourd’hui en train de s’effondrer et de céder des pans de son économie à des pays plus accueillants (Dell pour la Pologne par exemple). Elle périt par le glaive qu'elle a abondamment manié. La fuite fiscale des géants du Net américain n’est qu’une illustration de cette faillite. Ceux-ci se sont très logiquement engouffrés dans les failles de la construction européenne en profitant de cette hétérogénéité en plus renforcée par la directive de 2002 citée plus haut. L’Europe qui devait faire bloc est un gruyère. 

La situation terrible de la Grèce, qui est entrée dans l’Euro en trichant et a persévéré dans une politique hors des critères alors que les autres pays européens fermaient les yeux, est une autre illustration bien plus terrible de cet échec. Le pari de Mitterrand et Kohl est malheureusement en train d’être perdu … il n'est peut-être pas trop tard pour redresser la barre mais l'issue est au moins très incertaine.


//resultat-exploitations.blogs.liberation.fr/finances/2010/04/net.html

 



15/03/2012
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