Pays-Bas : l'austérité fait sauter le gouvernement

La France avait été la première à refuser le traité constitutiuonnel et elle avait ensuite été suivie par les Pays Bas...

 

Cette fois les pays bas sont en avance sur la France !

 

RF

 

 

Le Premier ministre libéral Mark Rutte a présenté sa démission, hier, après que le populiste Geert Wilders a retiré son appui au gouvernement de droite minoritaire.

La crise qui secoue la zone euro a fait chuter un nouveau gouvernement, hier : celui des Pays-Bas, dirigé depuis dix-huit mois par le libéral Mark Rutte, à la tête d'une coalition de droite minoritaire. Le jeune Premier ministre et son ministre de l'Économie, le chrétien-démocrate Maxime Verhagen, n'ont pas réussi à forger un consensus sur leur projet de budget. Ils entendaient dégager 16 milliards d'euros pour résorber le déficit (4,7 % du PIB en 2011) et le ramener dans les clous fixés par le pacte de stabilité européen.

Depuis le 5 mars, Rutte et Verhagen recevaient quasi quotidiennement Geert Wilders, le chef de la droite populiste, dont le Parti de la liberté (24 députés sur 150) soutenait le gouvernement sans y participer. Objectif : convaincre sa formation eurosceptique et islamophobe du bien fondé du tour de vis budgétaire, destiné avant tout à préserver le triple A. Les Pays-Bas sont l'un des quatre pays de la zone euro à bénéficier encore de la meilleure note suprême des agences de notation financière. Pour y parvenir, la coalition au pouvoir envisageait une légère hausse de la TVA, le gel du traitement des fonctionnaires et la réduction des dépenses de santé.

Élections anticipées « inévitables »

Samedi, ces négociations ont brutalement capoté. « Nous ne voulons pas opérer une saignée sur nos pensions à cause du diktat de Bruxelles », a tranché Wilders, quelques heures après-avoir quitté le Casthuis, résidence de travail du Premier ministre à La Haye. « Les trois partis ont échoué à trouver des réponses communes », constatait, à regret Mark Rutte, dont la démission ouvre la porte à des législatives anticipées.

Hier, le quotidien de gauche Volkstrant estimait que « la bombe lancée par Geert Wilders contre le gouvernement plonge les Pays-Bas dans l'incertitude ». Pour le secrétaire d'État aux Affaires étrangères, Bern Knapen, des élections anticipées sont désormais « inévitables », probablement en septembre ou octobre.

Selon un sondage de l'institut Maurice de Hond, le parti libéral VVD de Mark Rutte tirerait son épingle du jeu et resterait le premier parti (33 députés), mais il ne pourrait plus compter sur le CDA, son allié chrétien-démocrate, qui perdrait la moitié de ses députés et n'en compterait plus qu'une dizaine.

Le reflux toucherait aussi le populiste Wilders, qui n'aurait plus que 19 élus. Pour autant, l'euroscepticisme ne régresserait pas, puisque le Parti socialiste deviendrait la première formation de gauche avec 30 députés, dépassant les travaillistes proeuropéens du PVDA (24 députés).

 

http://www.ouest-france.fr/actu/international_detail_-Pays-Bas-l-austerite-fait-sauter-le-gouvernement-_3637-2069798_actu.Htm



25/04/2012
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