Mesures défensives des USA contre le Dumping Monétaire Chinois

Le congrès des USA, après avoir déjà reporté cette mesure en début d'année, vient de la voter positivement cette fois : des mesures protectionnistes seront prises contre la Chine...

Le congrès US défend ses intérêts... ce que devrait faire l'Union Européenne, qui ne fait jamais évoluer sa monnaie, pour défendre les intérêts de ses entreprises,e t de ses travailleurs...

Mais les fonctionnaires et autres technocrates Européens, inféodés à la Divinité monothéiste, appelée Libéralisme sans limites, en oublient qui ils devraient servir en premier.  L'Europe, montrer les dents et se défendre ? Elle ne sait plus faire, n'en a pas les moyens, ni la volonté... pour l'instant !

Roberto

La Chine met en garde les Etats-Unis après le vote sur le yuan



Mais la Chine menace ...

L'offensive américaine contre le yuan irrite Pékin


L'offensive américaine contre le yuan irrite Pékin
Le projet de loi voté par la Chambre des représentants américains contre la sous-dévaluation de la monnaie chinoise constitue l'une des premières traductions concrètes de la guerre commerciale que se livrent Pékin et Washington.
Par Sébastian SEIBT (texte)
 

Pour certains, c'est une déclaration de guerre commerciale. Pour d'autres, un avertissement sans frais lancé à la Chine. Mais tous s'accordent à reconnaître que la "loi sur le yuan", adoptée mercredi par la Chambre des représentants américains, constitue l'une des premières traductions concrètes de la guerre des mots que se livrent Pékin et Washington sur les soupçons de manipulation des cours du yuan. Explication de texte (retrouvez le projet de loi dans son intégralité en anglais).

Chine ou pas Chine ? Le texte ne cite aucun pays nommément. Mais la cible de la "Currency Reform for Fair Trade Act" ("Loi de réforme monétaire pour un commerce équitable") est claire : sont visés les États qui influencent leur marché des changes, et dont la monnaie est "fondamentalement sous-évaluée". Au cas où Pékin n'aurait pas compris le message, le texte épingle également de façon spécifique "les États qui n'ont pas adopté une économie de marché".

Que propose la loi ? Le texte stipule qu'un pays manipulant sa monnaie peut être soumis à des taxes douanières sur l'importation de ses biens. La Chine peut toutefois s'estimer heureuse. Dans une première mouture, les États-Unis avaient en effet l'intention de mettre en place une taxe générale sur tous les biens importés d'un pays. Au final, le projet adopté par la Chambre des représentants prévoit des taxes au cas par cas. Ce lien établi entre monnaie et sanctions économiques est sans précédent. Jeudi, la Chine a estimé qu'une telle disposition serait contraire aux règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Qui décide des sanctions ?  Le texte prévoit que les sanctions puissent être décidées par le secrétaire américain au Commerce. Il reviendra donc au gouvernement, et au final au président américain, de prendre ces mesures de rétorsion, qui n'auront pas à recevoir l'aval du Congrès. En revanche, un flou certain entoure l'organe chargé de décider si un État manipule ou non sa monnaie. Dans le texte, il est juste fait mention d'une "autorité compétente".

Qui a voulu cette loi ? Elle a été introduite il y a un an par des parlementaires démocrates. Mais, phénomène assez rare en cette période pré-électorale, la Chambre des représentants a voté massivement pour (348 voix pour, 79 contre). Quelque 99 représentants républicains ont rejoint les troupes démocrates. Cette attaque commerciale contre la Chine doit cependant encore attendre avant d'être officiellement lancée puisque elle doit obtenir l'aval du Sénat. Le "New York Times" estime qu'en raison de l'agenda politique, il y a peu de chance que le texte se retrouve à l'ordre du jour des sénateurs avant les élections de mi-mandat du 2 novembre.

Quel impact économique ? Le commerce entre les États-Unis et la Chine représente chaque année près de 300 milliards de dollars. En cas d'escalade de sanctions commerciales entre les deux pays, le volume des échanges pourrait très vite se réduire et pénaliser les entreprises américaines qui exportent vers la Chine. Mais lors de la présentation de ce projet de loi, les démocrates qui l'ont promu ont soutenu que la sous-évaluation du yuan était déjà une petite catastrophe pour l'économie américaine. Ils ont en effet affirmé que la concurrence des produits chinois à bas prix avait provoqué la destruction de 1,5 million d'emplois aux États-Unis

//www.france24.com/fr/20100930-loi-americaine-yuan-commerce-sanction-taxe-monnaie-bataille

La Chine met en garde les Etats-Unis après le vote sur le yuan

jeudi 30 septembre 2010 10h06
 


par Zhou Xin et Doug Palmer

PÉKIN/WASHINGTON (Reuters) - La Chine a prévenu jeudi que la proposition de loi adoptée la veille par les représentants américains, qui considère la politique de change chinoise comme une subvention déguisée, pourrait affecter gravement les relations entre Pékin et Washington.

Pékin exhorte le Congrès à ne pas prendre de décisions qui pourraient nuire aux liens entre les deux pays, a déclaré une porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jiang Yu, lors d'un point presse, ajoutant que la Chine était "résolument opposée" au texte de loi.

Elle a toutefois refusé de dire si des mesures de rétorsion étaient à l'étude et a qualifié d'"hypothétique" un éventuel recours de la Chine devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

La proposition de loi, adoptée mercredi soir par 348 voix contre 79, ouvre la voie à la mise en place par les Etats-Unis de droits de douane supplémentaires sur des produits venant de Chine et risque ainsi de raviver des différends de longue date entre Washington et Pékin au sujet des échanges commerciaux et des emplois.

Le département américain du Commerce est en effet autorisé à traiter "les devises fondamentalement sous-évaluées" comme des subventions illégales aux exportations, permettant ainsi aux entreprises de demander une indemnité compensatoire.

Cette loi doit encore être adoptée par le Sénat, où l'issue du vote - sans doute après les élections de mi-mandat en novembre - semble plus incertaine. Pour être appliquée, la loi devrait ensuite être signée par le président Barack Obama, qui avait évoqué avec le Premier ministre chinois les questions du taux de change et du déséquilibre commercial entre les Etats-Unis et la Chine lors de l'assemblée générale des Nations Unies la semaine dernière.

A Pékin, un porte-parole du ministère du Commerce, cité par l'agence de presse officielle Chine nouvelle, a rapidement réagi en déclarant que le texte "n'était pas conforme aux règlements de l'OMC".

Cette première réaction, sous forme de déclaration surtout juridique, était apparue plutôt mesurée au regard de la position de Pékin face à d'autres litiges intervenus dans le courant de l'année, comme la vente d'armes américaines à Taiwan qui a conduit le gouvernement chinois à geler ses contacts militaires avec les Etats-Unis.

"Je ne pense pas que la Chine va fortement réagir à l'adoption de la proposition de loi", commentait Jin Canrong, professeur de relations internationales à l'université Renmin de Pékin. "La Chine souhaite préserver la stabilité de l'ensemble de ses relations."

UNE ÉVOLUTION RAPIDE DU YUAN JUGÉE PEU PROBABLE

La Chambre américaine de commerce en Chine a fait part de son opposition à l'initiative des parlementaires américains. "S'il acquiert force de loi, la Chambre ne pense pas que le texte sera en mesure d'atteindre ses objectifs et il ne parviendra pas à générer une croissance sensible des emplois aux Etats-Unis", explique-t-elle dans un courrier électronique.

Avant que le texte ne soit voté par les représentants, Barack Obama avait estimé, lors d'un déplacement dans l'Iowa, que le yuan était effectivement sous-évalué et que ceci était l'une des causes du déséquilibre commercial entre les deux pays.

"La raison pour laquelle j'insiste sur la question du taux de change avec la Chine est que leur monnaie est sous-évaluée", avait-il dit.

En réponse à une question sur le sujet, Barack Obama avait pris acte du fait que beaucoup d'Américains pensaient que Pékin maintenait volontairement le yuan à un niveau bas pour rendre les produits chinois moins chers et les produits venus des Etats-Unis plus onéreux.

La Maison blanche n'a cependant pas donné son avis concernant ce texte de loi, disant simplement qu'il ne fallait pas enfreindre les règles de l'OMC.

Avant le vote de la Chambre des représentants, la banque centrale chinoise avait réaffirmé mercredi sa volonté, affichée depuis quelques mois, d'accroître la flexibilité du yuan.

Depuis l'abandon du lien entre la devise chinoise et le dollar annoncé le 19 juin, le yuan a gagné près de 2,2% face au billet vert, l'essentiel de cette hausse s'étant produite au cours du mois de septembre.

Des économistes du Fonds monétaire international (FMI) estiment que le yuan est sous-évalué de 5% à 27% face au dollar.

Il est toutefois peu probable que l'initiative du Congrès américain entraîne des changements rapides, soulignent des analystes chinois.

"Si vous songez à une réévaluation exceptionnelle de 3% à 5% ou à une hausse de 20% du yuan sur un an (...) vous pouvez oublier", lance Fu Bingtao, économiste à l'Agricultural Bank of China.

Benoit Van Overstraeten, Gregory Schwartz et Gwénaëlle Barzic pour le service français, édité par Dominique Rodriguez




01/10/2010
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