Le schéma des retraites imposé par la Banque Mondiale

Le Patronat de la Métallurgie en pleine réflexion sur les retraites

 

 

 

Force Ouvrière s’interroge sur les véritables motivations du patronat de la métallurgie concernant le dossier de la réforme des retraites.

 

En prônant un schéma semblable à celui préconisé par la Banque Mondiale correspondant à celui des 3 piliers :

 

-          un régime public à minima à socle universel,

-          un régime d’entreprise calqué sur les complémentaires AGIRC-ARRCO,

-          et enfin un 3ème étage par capitalisation, individuel et facultatif,

 

l’UIMM s’éloigne des conceptions traditionnelles dont elle est à l’origine. Elle oublie que les systèmes correspondant à cette articulation, mis en œuvre dans certain pays à la demande de la Banque mondiale, ont tous accusé des déficits dans la période récente.

 

On imagine aisément qu’il s’agit avant tout de se désengager financièrement des systèmes de solidarité en appliquant les principes du contributif. Pour justifier cette position, le patronat de la métallurgie évoque un système devenu illisible et complexe, oubliant peut-être un peu vite que les régimes complémentaires ont contribué à répondre aux exigences des métiers de la métallurgie, en apportant des solutions qui ont largement contribué à complexifier nos systèmes de retraite.

 

En affichant sa volonté de revoir l’architecture de nos régimes et de leurs financements, le patronat de la métallurgie prend le risque d’une implosion de nos systèmes de retraite, celui de créer des inégalités et de susciter d’avantage l’inquiétude des salariés.

 

Avancer sur le terrain de la capitalisation serait prendre le risque d’affaiblir le 2ème étage. Quel intérêt en effet, pour les employeurs, de défendre ce pilier par répartition alors qu’ils disposeraient d’un outil  où le salarié prendrait la totalité des risques en confiant son épargne aux aléas des marchés financiers ?

 

Ce positionnement, à la veille du débat sur les retraites, des négociations sur les régimes complémentaires, ne peut que nous rendre méfiants sur la volonté patronale d’aboutir à un véritable accord, capable d’assurer la pérennité et l’équilibre de nos régimes sur le long terme.

 

Force Ouvrière, paris, le 17 mars 2010



24/03/2010
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