Le journaliste qui a dévoilé le scandale des écoutes est retrouvé mort

 
 

Le journaliste qui a dévoilé le scandale des écoutes est retrouvé mort

Mise à jour le lundi 18 juillet 2011 à 22 h 00 HAE

 

le journal News of the World

 

 

Photo: AFP/Adrian Dennis

 

 

L'ancien journaliste du News of the World, Sean Hoare, qui a en premier levé le voile sur les pratiques d'écoutes téléphoniques du tabloïd, a été retrouvé mort chez lui, lundi.

 

 

Sean Hoare

Photo: AP Photo/ News International/PA

 

L'ancien journaliste du « News of the World », Sean Hoare

 

 

 

 

La police ne considère pas sa mort comme suspecte, selon l'agence de nouvelles britannique Press Association.

Dans un article du New York Times, M. Hoare avait été cité, disant que les pratiques d'écoutes téléphoniques étaient fréquemment employées et encouragées à l'époque où Andy Coulson était le rédacteur en chef du News of the World.

Coulson, qui fut jusqu'à récemment directeur des communications du premier ministre britannique David Cameron, a été brièvement détenu le 8 juillet dans le cadre de la vaste enquête policière sur cette affaire.

News of the World , qui appartenait au groupe de presse News Corp de Rupert Murdoch, est soupçonné d'avoir piraté depuis l'année 2000 les messageries de quelque 4000 personnes, politiciens et célébrités, mais aussi celle d'une adolescente assassinée.

David Cameron écourte son voyage en Afrique

Le premier ministre Cameron a pour sa part décidé d'écourter son voyage en Afrique pour rentrer à Londres mardi soir au lieu de mercredi.

Auparavant, il a fait savoir de Pretoria, en Afrique du Sud, qu'il prolongerait la session parlementaire d'une journée mercredi afin de pouvoir s'exprimer sur la crise des écoutes téléphoniques illégales qui a causé le naufrage du News of the World et qui ébranle son gouvernement.

« Je demande au Parlement de siéger une journée de plus, mercredi, de façon à ce que je puisse faire une autre déclaration et informer la Chambre des derniers développements de l'enquête et répondre aux questions concernant ce qui a été annoncé aujourd'hui », a-t-il déclaré.

L'étau se resserre sur David Cameron alors que le chef de la police britannique, Paul Stephenson, l'a écorché dans un communiqué envoyé dimanche soir annonçant sa démission.

L'ancien numéro 1 de Scotland Yard reconnaît qu'il part en raison des accusations sur les liens entre la police et News International (propriétaire du tabloïd), « en particulier avec Neil Wallis », ex-rédacteur en chef adjoint de News of the World employé comme consultant par Scotland Yard après son départ du journal.

Toutefois, il en a profité pour rappeler l'implication d'Andy Coulson.

L'ancien chef de la police souligne que « contrairement à M. Coulson, M. Wallis n'a pas démissionné de News of the World, et, à ma connaissance, n'a pas été mêlé de quelque façon que ce soit à l'enquête initiale sur les écoutes téléphoniques ».

« Je ne souhaitais en aucune manière compromettre le premier ministre en révélant ou en discutant d'un suspect potentiel [Wallis] qui était à l'évidence en relation étroite avec M. Coulson », ajoute Paul Stephenson.

David Cameron a défendu lundi sa décision d'embaucher Andy Coulson comme porte-parole juste après son départ de News of the World, en mai 2007.

« Je crois que la situation de la police est très différente de celle du gouvernement, en particulier parce que les actions de Scotland Yard ont une influence directe sur la confiance du public sur le déroulement de l'enquête et envers la police elle-même », a-t-il affirmé.

En plus de ses liens avec M. Coulson, le premier ministre est critiqué en raison de sa trop grande proximité avec Rupert Murdoch et sa protégée Rebekah Brooks, ex-rédactrice en chef de News of the World arrêtée dimanche.

David Cameron a rencontré à 26 reprises des responsables de News Corp depuis son arrivée au pouvoir en mai 2010 et en a invité plusieurs dans sa résidence de fonction.

 

Le premier ministre britannique David Cameron à une conférence de presse en Afrique du Sud.

Photo: AFP/Paballo Thekiso

Le premier ministre britannique David Cameron en conférence de presse en Afrique du Sud le 18 juillet 2011.

 

 

Rupert Murdoch a présenté ses excuses dans les médias le week-end dernier, mais la gronde ne faiblit pas, notamment au Parlement, où les membres de la commission des médias le questionneront mardi.

Un sondage publié dimanche par le journal Independent démontre une montée de sept points en popularité en un mois du chef de l'opposition, le travailliste Ed Miliband. En comparaison, la popularité de David Cameron a chuté de trois points.

Une seconde tête tombe à Scotland Yard

Par ailleurs, la police britannique a annoncé lundi la deuxième démission en 24 heures d'un haut responsable de Scotland Yard.

Il s'agit de John Yates, qui avait refusé de rouvrir l'enquête sur le scandale des écoutes téléphoniques en 2009.

M. Yates avait exprimé ses regrets pour sa décision de ne pas rouvrir l'enquête devant une commission parlementaire mardi dernier.

 

 

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Reuters

 

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/07/18/003-david-cameron-pression.shtml



20/07/2011
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