Le gouvernement Mondial par Attali

Si l'étincelle est spontanée, la fournaise révolutionnaire nécessite un long travail de disposition des brindilles et des bûches... (Gramsci)

La démocratie comme instrument pour arriver au gouvernement mondial ?

Oh non encore la théorie du complot !

Ben écoutez la petit vidéo ci dessous et puis vous verrez bien s'il n'y a pas des gens qui tirent les ficelles pour y arriver...

Le tout est compété par les deux textes ci dessous et aussi un MODE D'EMPLOI pour réaliser le renversement des dictatures...


En passant par la construction d'un échelon régional et le renforcement de l'échelon local...

Cela veut dire destruction de tous les régimes qui ne sont pas "démocratiques", mais aussi des autres échelons :Européens ou Continentaux, et Nationaux...

Question : ce gouvernement Mondial est il en train de se construire par la force du Saint Esprit, ou alors y' a t-il (par exemple) des gens qui contribuent au renforcement et à l'instauration de la Démocratie dans les pays récalcitrants ?

Et puis la Démocratie c'est quoi ? la mise en place du régime des partis (deux ça suffit !), destructeurs de la cohésion communautaire... fondée sur le capitalisme de marché, pour enrichir certains et appauvrir d'autres (devinez qui est qui dans ce petit jeu...).


Gouvernement Mondial Attali
envoyé par robertofiorini
666


La Fondation états-unienne pour la démocratie
La NED, nébuleuse de l'ingérence « démocratique »
par Thierry Meyssan*

Dans son discours sur l'état de l'Union, le président Bush a annoncé le doublement du budget de la National Endowment for Democracy (NED, Fondation nationale pour la démocratie). Cet organisme a été créé par Ronald Reagan pour poursuivre les actions secrètes de la CIA en soutenant financièrement et en encadrant des syndicats, des associations et de partis politiques. Il se flatte d'avoir encadré et manipulé Solidarnosc, la Charte des 77 et bien d'autres encore. Géré par le département d'État en association avec les partis républicains et démocrates, le patronat et les syndicats, il a trouvé de nombreux relais institutionnels et individuels partout dans le monde, y compris en France...



22 janvier 2004

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Paris (France)

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Pays
 États-Unis

Thèmes
 Coups d'État de velours
 Think tanks : la fabrique d'argumentaires
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Le président George W. Bush a annoncé, le 20 janvier 2004, à l'occasion de son troisième discours sur l'état de l'Union, qu'il doublerait le budget de la National Endowment for Democracy (NED) et concentrerait « ses nouveaux travaux sur la promotion d'élections libres, du libre-échange, de la liberté de la presse et de la liberté syndicale au Proche-Orient ». Il s'agit pour la Maison-Blanche d'accompagner son action militaire dans la région par une ingérence accrue dans la vie intérieure de certains États.

Au début des années 80 le président Ronald Reagan stigmatisa l'Union soviétique comme « l'Empire du Mal » et conçu de nouveaux moyens pour la combattre. À « l'endiguement » diplomatico-militaire s'ajouta une vaste entreprise de déstabilisation par mobilisation de la « société civile ». Les actions secrètes de la CIA ayant été dévoilées par une série de commissions d'enquêtes et ayant été condamnées par l'opinion publique, le Conseil national de sécurité décida de poursuivre son action avec des méthodes moins sales et sous une autre dénomination. Surtout, la nouvelle structure devait être protégée des alternances politiques grâce à une gestion bipartisane.

Officiellement créé le 6 novembre 1982, la Fondation nationale pour la démocratie (National Endowment for Democracy - NED) dispose du statut juridique d'association à but non-lucratif. Mais son financement est voté par le Congrès et figure dans le chapitre du budget du département d'État consacré à l'Agence pour le développement international (US Agency for International Development - USAID). Pour maintenir l'illusion d'une organisation privée, la NED reçoit en outre des dons de trois associations, elles mêmes indirectement financées par contrats fédéraux : la Smith Richardson Foundation, la John M. Olin Foundation et la Lynde and Harry Bradley Foundation

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Lettre de félicitation de Tony Blair.

La plupart des figures historiques des actions clandestines de la CIA ont siégé un jour ou l'autre au Conseil d'administration ou à la direction de la NED, dont Otto Reich, John Negroponte, Henry Cisneros ou Elliot Abrams. Elle est aujourd'hui présidée par Vin Weber, ancien représentant républicain du Minnesota, fondateur de l'association ultra-conservatrice Empower America et collecteur de fonds pour la campagne de George W. Bush en 2000. Son directeur exécutif est Carl Geshman, un ex-trotskiste, devenu responsable du Parti socialiste des États-Unis (Social Democrats, USA), et membre du courant néo-conservateur [1].

La NED n'étant que la continuation des actions secrètes de la CIA par d'autres moyens, le Royaume-Uni et l'Australie sont associés en amont à sa gestion dans le cadre de l'accord qui lie leurs services secrets militaires.

Le principe de la National Endowment for Democracy est que « Ce qui est bon pour l'Amérique, est bon pour le monde ». Les fonds sont donc gérés par un Conseil d'administration où sont représentés le Parti républicain, le Parti démocrate, la Chambre de commerce des États-Unis et le syndicat AFL-CIO. Chacune de ces composantes propose des actions qui doivent être validées à la majorité des deux tiers. Une fois débloqué, l'argent transite par des instituts contrôlés par l'une ou l'autre des composantes.
Dans la pratique, cela conduit la NED à déterminer des États cibles dans lesquels elle finance des partis et partenaires sociaux pour renverser des régimes et placer de nouveaux hommes au pouvoir « dans l'intérêt de l'Amérique » et non dans celui de l'une ou l'autre de ses composantes.
Créée pour lutter contre le communisme, la NED ne s'est jamais mieux portée depuis que l'URSS a disparue. Elle prétend promouvoir la démocratie, alors qu'elle ne fait qu'asservir des États en y reproduisant les intérêts contradictoires de la classe dirigeante états-unienne. De ce point de vue, la NED est probablement la principale responsable de la crise des démocraties dans le monde : elle n'a cessé de fausser les mécanismes institutionnels et d'assimiler la démocratie à une « bonne gouvernance » au nom des peuples et à leur place.
Par ailleurs, l'usage d'instituts marqués d'étiquettes politiques diverses masque aux yeux de l'opinion publique l'origine des fonds et les mobiles de leur attribution. Dans de nombreux États, des bénéficiaires de ces « aides » sont manipulés à leur insu, même si les individus qui ont négocié les versements sont parfaitement conscients des canaux dans lesquels ils s'intègrent.

Les quatre instituts satellites de la National Endowment for Democracy sont :
- Le Centre américain pour la solidarité des travailleurs (American Center for International Labor Solidarity - ACILS). Il est présidé par John J. Sweeney en sa qualité de secrétaire général de la centrale syndicale AFL-CIO.
- Le Centre pour l'entreprise privée internationale (Center for International Private Entreprise - CIPE). Il est dirigé par Thomas J. Donohue en sa qualité de président de la Chambre de commerce des États-Unis, c'est-à-dire de « patron des patrons ». [2]
- L'Institut républicain international (International Republican Institute - IRI). Il est présidé par le sénateur John McCain, rival malheureux de George Bush aux primaires de 2000 et aujourd'hui principal soutien parlementaire à la guerre globale au terrorisme.
- L'Institut national démocratique pour les affaires internationales (National Democratic Institute for International Affairs - NDI). Il est présidé par l'ancienne secrétaire d'État Madeleine K. Albright.

Le système des instituts satellites s'inspire de ce qui avait été mis en place par les États-Unis, en tant qu'armée d'occupation, en Allemagne avec la Friedrich Ebert Stiftung, la Friedrich Naunmann Stiftung, la Hans Seidal Stiftung et la Heinrich Boell Stiftung. Aussi, utilise-t-elle ces fondations comme relais financiers dans ce pays plutôt que ses propres instituts. Sur le même principe, la NED a trouvé des partenaires dans divers États alliés, membres de l'OTAN ou de l'ex-ANZUS, notamment : la Westminster Foundation for Democracy (Royaume-Uni), l'International Center for Human Rights and Democratic Development (Canada), la Fondation Jean-Jaurès et la Fondation Robert-Schuman (France), l'International Liberal Center (Suède), l'Alfred Mozer Foundation (Pays-Bas).

À l'occasion de son vingtième anniversaire, la National Endowment for Democracy a dressé un bilan de son action d'où il ressort qu'elle finance et encadre actuellement plus de 6000 organisations politiques et sociales dans le monde. Elle revendique avoir entièrement créé le syndicat Solidarnoc en Pologne, la Charte des 77 en Tchécoslovaquie et Otpor en Serbie. Elle se félicite d'avoir créé de toutes pièces la radio B92 ou le quotidien Oslobodjenje en ex-Yougoslavie et une kyrielle de nouveaux médias indépendants en Irak libéré.

La NED publie le Journal of Democracy, diffusé mondialement, et Encuentro spécialement pour Cuba, ainsi que des livres collectifs. Elle organise de prestigieuses conférences avec les intellectuels qu'elle sponsorise (par exemple l'historien François Furet et le patron de presse Jean Daniel pour la France). Enfin, elle « forme » des cadres politiques et syndicaux, partout dans le monde, à l'exercice de la « démocratie ».

Officiellement le budget de la NED n'est que de 50 millions de dollars. Mais à cette ligne principale s'ajoutent quantité de co-financement des opérations qu'elle organise. Ces participations extérieures, d'un montant évalué à plusieurs centaines de millions de dollars annuels, proviennent principalement du département d'État et du département du Travail, et avec discrétion de la CIA.

 Thierry Meyssan
Journaliste et écrivain, président du Réseau Voltaire.


[1] Rappelons que la plupart des néo-conservateurs sont des personnalités trotskistes ayant fait alliance avec la CIA contre le stalinisme. Ce courant « idéaliste de gauche », jadis structuré autour du parlementaire démocrate Henry Scoop Jackson, s'est rallié au Parti républicain et exerce aujourd'hui une influence intellectuelle sur la Maison-Blanche et le Pentagone.

[2] Le CIPE mène des actions contre la corruption via Transparency International et contre l'exploitation du travail des enfants via Social Accountability International.



Enquête Ils font tomber les dictateurs

Le 11 novembre 2005, par anneguion,

Les mouvements non violents ont retrouvé leur jeunesse. Après avoir imposé la démocratie en Géorgie, en Ukraine et au Kirghizistan, ils s’attaquent désormais à la dictature Azérie. Mais, Par-delà la fougue et le romantisme, c’est aussi une affaire de pros.

Le rendez-vous a lieu dans une salle de réunion sans âme d’un immeuble du XIe arrondissement de Paris. Alexis Prokopiev, étudiant de Sciences-Po, revient d’un stage de deux mois à Moscou, au sein d’Oborona (résistance, en russe), un groupe de militants âgés de 17 à 26 ans, dont il est désormais le « conseiller politique pour l’Europe ». Veste sombre, col roulé, ce jeune Franco-Russe de 22 ans, n’a pas vraiment l’air d’un révolutionnaire. Pourtant, Oborona ne poursuit qu’un seul but : renverser Vladimir Poutine ! Fantasme d’étudiants ? Cette ambition renvoie pourtant à des événements bien concrets : les révolutions successives qui ont secoué, ces dernières années, les pays d’Europe de l’Est et d’Asie centrale. Celle de « la rose » en Géorgie, en 2003, la « révolution orange » d’Ukraine, en décembre 2004, et enfin celle « des tulipes » au Kirghizistan, en mars 2005. À chaque fois, la contestation du régime est menée par des groupes d’étudiants. Comme Pora en Ukraine ou Kmara en Géorgie.

« Une sorte d’internationale de la démocratie s’est peu à peu créée grâce à Internet autour d’un socle culturel commun », explique Boris Pétric, chercheur au CNRS et spécialiste des sociétés post-soviétiques. Un film, d’abord : Bringing down a Dictator (Renverser un dictateur), qui raconte comment un groupe d’étudiants nommé Otpor s’est retrouvé à la tête de la contestation anti-Milosevic, qui a abouti, en 2000, au renversement du dictateur serbe. Un livre, ensuite : From Dictatorship to Democracy (De la dictature à la démocratie), sorte de manuel du parfait petit révolutionnaire, devenu la bible de ces mouvements. L’auteur, Gene Sharp, un universitaire bostonien, y liste les actions à mener pour faire tomber un dictateur. Avec une théorie vérifiée depuis : la non-violence constitue la meilleure stratégie. Ce matériel pédagogique en poche, les « vétérans » d’Ukraine ou de Géorgie ont rendu visite aux opposants en herbe d’Europe de l’Est et d’Asie centrale. Ainsi, en mai dernier, un grand rassemblement a eu lieu à Tirana, en Albanie. On pouvait y rencontrer la fine fleur des jeunes contestataires, comme le groupe biélorusse Zubr ou le mouvement contestataire azéri Yox. Certains en ont même fait un business. C’est le cas des anciens d’Otpor, qui ont créé une société de conseil : ils exportent désormais les ficelles de la révolution un peu partout dans le monde...

La recette est simple : 1. Le nom du mouvement doit être facile à retenir, évoquer une image forte et compter au maximum deux syllabes. 2. Le logo est percutant : certains ont repris le poing fermé, le symbole d’Otpor. 3. Reste ensuite à choisir une couleur et à imprimer des tee-shirts. 4. Ainsi paré, le groupe multiplie les flash mob, des rassemblements éclairs, et autres agit prop, des manifestations théâtralisées, où le dictateur est ridiculisé. « Tout est bon, pour dénigrer le régime, raconte Alexis Prokopiev. Par exemple, la fermeture d’un musée du cinéma à Moscou, cet été, a donné lieu à une manifestation d’Oborona. » Objectif : préparer l’opinion avant le jour des élections. Pure coïncidence ? Les révolutions colorées se sont toutes produites les jours de scrutin... « Les dictatures modernes ont comme point commun de se donner les apparences d’une démocratie par des élections, massivement truquées, écrit Gene Sharp. Il suffit de dénoncer ces fraudes. » Pour cela, l’appui d’ONG étrangères est nécessaire. « Parallèlement aux actions des groupes de jeunes, elles mènent une campagne en incitant les habitants à aller voter. Les jours suivant le scrutin, elles procèdent à la vérification des votes et dénoncent la fraude », explique ­ lors d’une journée d’étude sur le sujet ­ Laurent Rouy, journaliste indépendant, qui suit les pérégrinations de ces révolutionnaires.

C’est exactement ce qui s’est passé en Serbie et en Géorgie. Mais aussi en Ukraine, en décembre 2004 : aux activités des jeunes Ukrainiens de Pora s’est superposé le travail d’Enemo, un réseau d’ONG d’Europe de l’Est et d’Asie centrale. Quelques mois plus tard, le 24 mars, rebelote au Kirghizistan. C’est également Enemo qui surveille les élections. Cette fois, le groupe de militants se nomme Kel-Kel. Deux syllabes qui signifient « Viens, viens ! » en kirghiz, et, par extension, « le chemin pour un renouveau ». Vêtus d’un tee-shirt jaune, armés de tulipes, les jeunes de Kel-Kel vont renverser le régime d’Askar Akaiev sous les yeux ahuris de Mélanie Lacuire, une doctorante à Sciences-Po Aix-en-Provence ­ alors en stage à Bichkek. « Officiellement, Kel-Kel a été créé spontanément lors d’un meeting de l’opposition kirghize, raconte la jeune femme. Mais je pense que l’idée leur a été soufflée : l’un des fondateurs, Edil Baisalov, travaillait pour Coalitsia, une puissante coalition d’ONG qui dépend directement du NDI (National Democratic Institute), la fondation des démocrates américains... » Financée elle-même par le NED (National Endowment for Democracy), cette structure fonctionne grâce aux fonds publics du Congrès et offre son aide matérielle à la majorité de ces mouvements par l’intermédiaire également de Freedom House, une ONG très présente dans ces pays.

Autre pourvoyeur de fonds : la fondation du milliardaire George Soros, particulièrement active en Géorgie. Les Américains agiraient-ils en sous-main pour placer leurs hommes à la tête des anciennes républiques soviétiques ? « Bien sûr qu’ils chapeautent ces mouvements, mais ces révolutions n’auraient jamais eu lieu s’il n’existait pas dans ces pays un socle de contestation ! », estime Nicolas Guilhot, chercheur au CNRS et auteur d’un livre, Democracy Maker (les Faiseurs de démocratie), sur les fondations américaines. De plus, comment expliquer la présence sur un même terrain de George Soros, qui a mené campagne contre Bush, et de ses ennemis jurés, les républicains ? Avec le temps, les expériences ne semblent pas toujours concluantes. Ainsi, en Ukraine, la « révolution orange » a perdu de son éclat : des luttes pour le pouvoir ont abouti au limogeage de plusieurs ministres, dont Youlia Timockenko, l’idole de la révolution. De plus, la recette ne fonctionne pas toujours. Le 13 mai dernier, en Ouzbékistan, le président Islam Karimov a fait tirer sur la foule qui manifestait à Andijan. Bilan : entre 500 et 1000 morts ! Rien ne permet non plus de dire si la mayonnaise prendra en Azerbaïdjan, où des législatives ont lieu le 7 novembre, en Biélorussie ou au Kazakhstan, où deux scrutins importants vont se dérouler dans les mois à venir. « Les pays des révolutions colorées étaient relativement ouverts, par exemple, ils laissaient des ONG étrangères s’implanter sur leur territoire. Les États aujourd’hui concernés sont beaucoup plus fermés », analyse Boris Pétric.

Surtout, les dictateurs encore en place commencent à se méfier. C’est le cas de Vladimir Poutine. Le président russe a vite senti le danger. En février dernier, deux mois après la « révolution orange » ukrainienne, il crée le mouvement Nashi (les Nôtres), un groupe de jeunes totalement dévoués à sa personne. Une sorte de copie à l’envers d’Oborona. Même type de marketing politique : les Nashi arborent une croix de Saint-André rouge et blanc sur leur tee-shirt. À une différence près : leur nombre. Le mouvement compte 30000 adhérents, soit 30 fois plus qu’Oborona. « La majorité sont des jeunes des campagnes russes appâtés par la promesse de bourses d’études, mais on y trouve également des hooligans, affirme Alexis Prokopiev. Cet été, deux membres d’Oborona ont réussi à infiltrer un de leurs camps : les jeunes y suivaient un entraînement quasi militaire. L’objectif de Poutine est clair : faire en sorte que les manifestations d’Oborona se terminent en bagarre de jeunes. » Ou comment transformer une contestation politique non violente en un sordide combat de rue. Qui, vu le déséquilibre des forces en présence, pourrait vite tourner au jeu de massacre.

Recette pour abattre un tyran

Dans son livre From Dictatorship to Democracy, Gene Sharp, théoricien de la non-violence, énumère 198 actions à mener pour renverser un dictateur. Entre autres :
- Spectaculaires Organiser des fausses remises de médailles, des funérailles fictives, des spectacles de rue humoristiques, des émigrations collectives de protestation...
- Économiques Boycott, grève, débrayage éclair...
- Activistes Occupation des locaux, sit-in, encombrement d’une administration, mise en place d’un gouvernement parallèle...


et aussi


L'INTERNATIONALE SECRÈTE QUI ÉBRANLE LES DICTATURES DE L'EST


Si l'étincelle est spontanée, la fournaise révolutionnaire nécessite un long travail de disposition des brindilles et des bûches... (Gramsci)

 

[Le Temps - Genève 10/12/2004]
La Serbie en 2000, la Géorgie en 2003, l'Ukraine en 2004: trois pays, trois révolutions populaires. Mais derrière les foules de manifestants s'active une nébuleuse d'activistes internationaux, de théoriciens de la non-violence et de financiers proches du gouvernement américain. Enquête.

Sommaire :


Les manifestants installés depuis dix-huit jours dans le centre de Kiev imposeront-ils le réformateur Viktor Iouchtchenko à la tête de l'Ukraine? Ou leur mouvement sera-t-il finalement étouffé par les manoeuvres du président sortant Leonid Koutchma? A des centaines de kilomètres de là, dans le centre de Belgrade, une poignée de jeunes Serbes se posent et se reposent cette question avec fébrilité. Membres de l'ancien mouvement étudiant Otpor («Résistance»), fer de lance du mouvement qui a chassé du pouvoir en 2000 le président yougoslave Slobodan Milosevic, ils ne se reconnaissent pas seulement dans les protestataires aujourd'hui à l'oeuvre, ils les connaissent très bien pour leur avoir porté assistance ces derniers mois.

C'est que tous les anciens d'Otpor n'ont pas quitté la scène politique après la chute de «leur» dictateur. Bien conscients que d'autres peuples d'Europe orientale continuaient à vivre sous d'autres régimes autoritaires, un certain nombre d'entre eux ont décidé d'exporter leur combat et de se reconvertir en militants internationalistes de la révolution non violente. Certains sont allés en Géorgie l'an dernier pour prodiguer leurs conseils aux jeunes militants du mouvement étudiant de désobéissance civile Kmara («Assez!»), qui a contribué à renverser l'ancien président Edouard Chevardnadze et à porter au pouvoir le réformateur démocrate Mikhaïl Saakachvili. D'autres se sont rendus plus récemment en Ukraine dans l'espoir d'y rééditer leur exploit. «Nous y avons été 26 fois entre les printemps 2003 et 2004», se souvient Aleksandar.

Sur ce dernier terrain, les militants du CENTRE OTPOR de résistance non violente sont à l'origine de deux organisations subversives. La première, PORA («C'est l'heure»), a été chargée de conduire une campagne de communication «négative», en dénonçant les inégalités: «Il s'agissait de pointer du doigt des problèmes sociaux, explique l'un d'eux. Des attaques contre les dysfonctionnements politiques n'auraient mobilisé qu'une minorité d'Ukrainiens.» L'autre organisation, ZNAYU («Je sais»), a reçu pour mission de mener une campagne «positive», en expliquant comment éviter les détournements de voix, vérifier les listes électorales, s'inscrire pour la première fois, etc.

Les activistes serbes sont d'autant plus habiles et efficaces qu'ils sont solidement encadrés. Ils ont ainsi bénéficié en Ukraine du soutien financier d'une organisation basée à Washington et très proche du gouvernement américain, Freedom House, qui se trouvait déjà à leur côté en Serbie à l'automne 2000 et qui les a aidés à former, mais sans succès pour le moment, des jeunes biélorusses du mouvement Zubr («Le Taureau»). En Géorgie l'an dernier, l'Open Society Institute (OSI) du financier George Soros a pareillement pris en charge la formation des militants de Kmara..

Et ce n'est pas tout. L'aide étrangère apportée aux activistes démocrates d'Europe orientale s'étend également à la formation. Ainsi, des séminaires de «formation des formateurs» ont été organisés outre-Atlantique – l'un d'eux a eu lieu le 9 mars dernier à Washington. Ces réunions, qui permettent des échanges d'expérience, réunissent de jeunes militants de terrain, tels ceux d'Otpor, ainsi que des anciens, tel Mukhuseli Jack, un acteur de la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud. Ils attirent aussi des théoriciens de la lutte non violente, dont Jack DuVall, producteur d'un documentaire, Comment renverser un dictateur, qui a circulé sous le manteau dans de nombreux pays du monde, de la Géorgie à l'Iran, en passant par Cuba… Sans oublier certains proches du principal théoricien du mouvement, Gene Sharp, auteur d'un manuel traduit dans près de vingt langues, De la dictature à la démocratie.

Les organisations de base comme Otpor ne sont bien sûr pas capables d'imposer seules des révolutions. Pour provoquer un changement de régime, elles doivent cohabiter avec une opposition politique classique déterminée et s'appuyer sur un fort désir de changement au sein de la société. Il est parallèlement nécessaire que les régimes qu'elles affrontent leur laissent une liberté de mouvement minimale. A ces conditions cependant, fortes de leur courage juvénile et de leur art consommé de la subversion, elles sont devenues aujourd'hui le cauchemar de nombreux dictateurs.

 

LES HOMMES FORTS DE LA RÉGION S'ORGANISENT

[Le Temps - Genève 10/12/2004]
Une anecdote raconte qu'en décembre 2003, lors des funérailles du président azerbaïdjanais Heydar Aliev auxquelles assistaient tous les dirigeants de la CEI, Vladimir Poutine aurait commenté la Révolution des Roses en déclarant de façon très crue à sa nouvelle homologue géorgienne par intérim Nino Burdzhanadze que «tous les dirigeants font dans leur pantalon» à l'idée qu'un mouvement similaire puisse survenir chez eux.

De fait, nombreux sont les régimes autoritaires de la région à prendre des mesures contre la contagion du modèle non violent. La coopération avec les services secrets russes a permis la rédaction d'une liste noire d'activistes que détiennent le KGB Biélorusse et le FBU ukrainien, et qui a servi à expulser de ces pays au moins trois membres d'Otpor entre juillet et octobre. Autre exemple, plus médiatique, celui du chef d'Etat Kirghiz, Askar Akaev, qui s'est fendu d'un article dans le journal russe Rossiiskaya Gazeta, le 8 juin dernier, pour dénoncer «les nouvelles technologies internationales (pour organiser) des révolutions de velours».

Vladimir Poutine a envoyé de son côté des conseillers politiques russes pour soutenir la campagne de son protégé ukrainien Viktor Ianoukovitch contre ce qu'il a lui-même appelé une intervention «coloniale» de l'Occident. Mais son geste s'est révélé parfaitement inefficace.

 

GENE SHARP: «L'ESSENTIEL EST DE DIVISER LE CAMP ADVERSE»

[Le Temps - Genève 10/12/2004]
Le principal théoricien du mouvement, Gene Sharp, a quelques dizaines d'années d'expérience derrière lui. Et une volonté farouche de peser sur le cours des événements.

A 86 ans, Gene Sharp apparaît comme le principal théoricien du réseau international de révolution non violente à l'oeuvre dans les pays d'Europe orientale. Pacifiste de la première heure durant la Seconde Guerre mondiale, il a approfondi sa réflexion en correspondant notamment avec Albert Einstein, avant de mettre ses théories à l'épreuve des faits sur des terrains aussi durs que la Birmanie. Interview.


Le Temps: Ainsi, la non-violence peut résoudre des conflits ?

Gene Sharp: Soyons clairs: nous ne parlons pas de résolution de conflit mais de conflit tout court, de combat qu'il s'agit de gagner. Notre rhétorique s'apparente plus à celle de la guerre qu'à celle de la négociation. La méthode convaincra si elle est efficace. Mon travail a consisté à chercher dans le passé des exemples de soulèvement pacifistes susceptibles d'améliorer nos méthodes dans l'avenir. La chute du mur de Berlin a apporté une multitude de cas d'étude. Les Tchèques, les Polonais, les Allemands de l'Est, les Baltes ont beaucoup improvisé, mais avec succès. Le Printemps de Pékin a échoué de peu. La société parallèle albanaise du Kosovo des années 90, ainsi que les protestations serbes de 91 et 96 se sont en revanche avérées trop symboliques: jolies, mais pas efficaces. Otpor, en 2000, a eu une approche beaucoup plus technique. Ils ont compris qu'il ne servait pas à grand-chose de clamer le bien ou de critiquer le mal. L'essentiel est de diviser le camp adverse, pour affaiblir sa police, son armée, ses différents piliers, pour le saper jusqu'à l'effondrement.

– Comment avez-vous commencé votre recherche sur la lutte non violente?

– L'Holocauste venait, en 1945, de se produire. Nous assistions impuissants à la pérennisation de la tyrannie stalinienne et à l'explosion de la première bombe atomique. Le monde faisait face à une immense violence. Comme beaucoup de jeunes de ma génération, je me suis engagé à l'époque dans des mouvements pacifistes mais j'ai vite dû déchanter. Aucun n'avait de réponse à la violence extrême ou aux dictatures. Bien souvent, ils n'étaient même pas intéressés par la question. J'ai alors découvert le pacifisme actif dans l'histoire. La non-violence n'est pas nouvelle. Le concept existait déjà dans la Chine antique! Gandhi est un exemple incontournable mais il y en a d'autres, des gens qui ignoraient souvent ce qu'ils faisaient, qui se voyaient perdus d'avance mais qui, parfois, gagnaient. J'étais alors journaliste à Londres, mais mes recherches me passionnaient. Je suis passé à l'université de philosophie d'Oslo, puis à Oxford, où j'ai trouvé un livre de Karl Deutcher, un philosophe allemand qui analysait les faiblesses des dictatures. J'ai pensé qu'on pourrait se concentrer sur ces faiblesses. J'ai aussi découvert les «sources de pouvoir»: Hitler, Staline et leurs semblables n'étaient que des pauvres types, mais ils s'appuyaient sur des structures. Si on peut étouffer ces dernières, alors les dictatures s'effondrent d'elles-mêmes.

– Quels sont vos projets?

– J'ai écrit une vingtaine de livres sur la non-violence. Certains sont traduits en 30 langues et disponibles sur Internet. Le Centre Albert-Einstein pour la non-violence, que j'ai créé à Boston, collabore avec Freedom House, le Centre des conflits non violents, l'Open Society Institute… Nous avons des contacts avec les Nations unies. Aujourd'hui, je ne suis plus tout jeune. Je verrais bien Otpor assurer la relève…

 

MILOS, MILITANT DE L'OMBRE

[Le Temps - Genève 10/12/2004]
Personne ne contestera à ce grand blond aux yeux bleus ses origines slaves. Milos Milenkovic a été membre fondateur d'Otpor en 1998, à l'âge de 19 ans. Depuis, il a participé à toutes les révolutions non violentes qu'a connues, de Belgrade à Kiev, sa région. Et s'il dirige aujourd'hui une ONG culturelle à Belgrade, il se tient prêt à aider d'autres oppositions si le besoin se fait sentir.

«L'Ukraine? J'y suis interdit de séjour jusqu'au premier janvier de l'an 3000, assure-t-il. Le pouvoir a fini par repérer nos ateliers de formation, trop tard pour lui. J'y suis allé une vingtaine de fois à partir d'avril 2001.. Nous avons eu nos premiers contacts avec les Ukrainiens à Minsk, quand nous avons entrepris de former les ONG biélorusses, dont Zubr. Ils avaient été invités en tant qu'observateurs à notre séminaire.»

Lors de ses premiers voyages en Ukraine, Milos n'a que 23 ans mais il possède déjà une grande expérience de la révolution. L'an 2000, il l'a passé à former les nouvelles recrues d'Otpor, avant de diriger les 35 000 étudiants qui ont donné l'assaut à la dictature de Milosevic, le 5 octobre. Ses débuts de «consultant en révolutions non violentes» n'ont pas été faciles. Beaucoup de ses interlocuteurs doutaient de son utilité et prenaient plus au sérieux les instructeurs occidentaux. «Nous, les Serbes, avons l'avantage de présenter un point de vue différent, commente le militant. Nous avons plus l'habitude de travailler dans des conditions difficiles, avec des budgets limités et sous une surveillance constante. D'ailleurs, avant de nous attaquer à notre propre dictature, nous avions nous-mêmes rencontré des Polonais de Solidarnosc et des Slovaques d'OK Campaign, qui nous ont bien aidés..»

L'engagement de Milos est total. Les budgets de ces premiers séminaires – expérimentaux – sont réduits, et comme les autres formateurs serbes de l'époque, le militant est bénévole. Mais il ne regrette rien. «J'ai eu beaucoup de problèmes, j'ai perdu mes jobs d'étudiant, les services secrets serbes m'ont passé à tabac plusieurs fois. Mais on a gagné.»

 

QUELQUES RÈGLES DE BASE POUR RÉUSSIR SA RÉVOLUTION

[Le Temps - Genève 10/12/2004]
Un harcèlement continuel vaut mieux qu'une attaque frontale, le rire que la force. Cocktail nouveau composé d'ingrédients anciens, les révolutions qui ébranlent depuis quatre ans l'Europe de l'Est mêlent intimement une base théorique inspirée des travaux de l'Institut Einstein et des trouvailles d'une bande de camarades de faculté qui ont cru, dans le Belgrade des années 90, que la dérision était l'arme la mieux adaptée à la quête d'une vie meilleure.

D'abord comprendre

Mais avant d'attaquer un régime autoritaire, il convient de comprendre comment il fonctionne. «La dictature de grand papa, où un tyran règne sans partage sur un pays asservi n'existe presque plus, explique Slobodan, la trentaine, ancien d'Otpor et de la Géorgie. A la place, nous avons aujourd'hui des fausses démocraties où des élections sont organisées, où une opposition vivote mais où, au final, la même tête se retrouve toujours au sommet, sous un titre ou un autre.» La description convient au Serbe Slobodan Milosevic, qui a alterné les postes de président serbe et yougoslave, comme à l'Ukrainien Leonid Koutchma qui multiplie les manoeuvres pour trahir la vox populi.

Or, ces dictatures s'appuient sur un certain nombre de piliers: police, armée, médias serviles, justice aux ordres, population obéissante… L'idée fondamentale de nos révolutionnaires est qu'un renversement du pouvoir passe par l'affaiblissement préalable de ces soutiens. Dans cette lutte, les coups les plus divers peuvent servir. En Serbie, dans les petites villes où tout le monde se connaît, les mères de militants arrêtés harcelaient la police locale de coups de téléphone implorant le pardon pour leurs adolescents de fils. A Kiev, de jolies jeunes filles ont fleuri les boucliers du cordon de sécurité du palais présidentiel, en demandant aux jeunes policiers s'ils allaient «vraiment les frapper». Le rire est une autre arme redoutable. Otpor a fait la quête pour «payer Milosevic afin qu'il quitte le pouvoir»; l'opposition Orange pour financer l'enterrement de Koutchma. Mais attention! La communication doit aller crescendo. Et puis il y a une multitude de petits trucs à connaître. «Un autocollant s'arrache en un instant, note Slobodan. Mais si vous le lacérez à coup de rasoir, il s'effritera sous les doigts de ceux qui voudront le décoller et il en restera toujours un morceau…»

Plus largement, les révolutions de Kiev, Tbilissi et Belgrade se sont articulées sur deux campagnes de communication. L'une, négative, critique les travers du pouvoir: corruption, pauvreté, manque de libertés… L'autre, positive, incite l'électorat à se mobiliser. Elle se base sur un calcul simple: «Les partisans du pouvoir votent de toute façon, explique un employé du Cesid, une ONG serbe spécialisée dans la surveillance des élections. Le tout est donc d'amener les autres aux urnes.»

 

SUCCÈS ET ÉCHECS

[Le Temps 10.12.04]

LA RÉVOLUTION D'OCTOBRE EN SERBIE


En janvier 2000, les organisations non gouvernementales serbes imposent leur réunification à une opposition politique divisée, qui entame une reconquête du pouvoir en s'appuyant sur un mouvement étudiant très populaire, Otpor. En juillet, le président Milosevic décide par surprise de remettre en jeu son poste de président de Yougoslavie. Après le scrutin truqué du 24 septembre, une grève générale s'organise et paralyse le pays. Le 5 octobre, la «Marche sur Belgrade» de 700 000 personnes (10% de la population) aboutit, en 5 heures d'insurrection populaire, à la prise du parlement et à l'effondrement du régime.

LA RÉVOLUTION DES ROSES EN GÉORGIE


En novembre 2002, des ONG géorgiennes contactent Otpor pour s'inspirer de l'expérience serbe. Des rencontres sont organisées par l'Open Society Institute (OSI) du milliardaire américain d'origine hongroise George Soros. Un réseau d'activistes et le mouvement étudiant Kmara se construisent, avec l'aide de l'OSI et du National Democratic Institute, une fondation politique américaine liée au Parti démocrate. Ces militants et l'opposition politique réunie derrière Mikhail Saakachvili contestent pendant 3 semaines le résultat des élections du 2 novembre et, le 22 décembre, la rose à la main, une foule envahit le parlement. Le président Edouard Chevardnadze prend la fuite.

TENTATIVES RATÉES EN BIÉLORUSSIE


Tentée en 2001 et 2004, la contestation en Biélorussie, qui s'appuie notamment sur le mouvement étudiant Zubr («Le Taureau») a échoué pour le moment. L'opposition politique harcelée par le pouvoir ne réussit pas à se renforcer. Le pouvoir entretient un sentiment de peur du changement dans les campagnes, s'assurant ainsi un réservoir de voix appréciable. Le 17 octobre au soir, jour d'élection, une manifestation d'environ 2000 personnes s'est formée dans le centre de Minsk, avant d'être violemment dispersée par les forces de sécurité, qui ont procédé à des arrestations. Le président Alexandre Loukachenko est accusé de graves violations des droits de l'Homme.

LA RÉVOLUTION ORANGE D'UKRAINE


Préparée depuis le printemps 2003, la Révolution Orange aurait dû avoir lieu aux élections législatives de 2006, car ni l'opposition ni les ONG d'activistes n'étaient unies face au président sortant. Il a fallu le résultat contesté du premier tour pour que les socialistes se joignent à Iouchtchenko et que les organisations concurrentes «Pora jaune» et «Pora noir» s'unissent. Le mouvement a failli triompher lors d'une prise du parlement par Youlia Timochenko, numéro 2 de la liste «Notre Ukraine», le 30 novembre. Organisé par une population peu habituée à la contestation, le soulèvement a fortement ébranlé le pouvoir mais ne l'a pas (encore?) abattu.
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30/04/2008
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