La compétition de bas salaires sur Internet arrive en France

La compétition de bas salaires sur Internet arrive en France


Jobdealer.net reprend pour la France le concept inauguré en Allemagne par Jobdumping.de, soit un site d'emploi où les candidats enchérissent à la baisse sur leurs prétentions salariales. Seul garde-fou : ne pas descendre en dessous du Smic.

Arnaud Devillard , 01net., le 21/11/2005 à 19h34

On attendait une version française du site d'emploi allemand Jobdumping.de, c'est finalement un site français qui est arrivé, Jobdealer.net, lancé le 2 novembre dernier. Son concept s'inspire toutefois bien de son confrère allemand, à savoir que les candidats peuvent répondre à une proposition de poste en baissant leurs salaires les uns après les autres. Un système d'enchères inversées.

Il reste que l'enchère à la baisse n'est pas obligatoire pour se porter candidat. On peut même ne pas indiquer de salaire. « C'est l'employeur qui décide qui il prend », précise Sandrine Lepit, responsable du site, par opposition au système où c'est l'enchère la plus basse qui remporte le poste. Sandrine Lepit insiste aussi sur le fait que ce sont les compétences du candidat qui doivent normalement guider le choix de l'employeur, pas la hauteur du salaire. Normalement...

Inquiétude de la CFE-CGC

Mais une partie de Jobdealer fonctionne aussi sur le principe des enchères montantes, notamment sur les offres de services faites par des particuliers (baby-sitting, dépannage informatique, bricolage divers, etc.). S'ils ont plusieurs réponses, ils choisiront évidemment la plus intéressante financièrement.

Il reste que si les enchères inversées avaient fait tiquer les syndicats au lancement de Jobdumping.de, la réaction devrait être la même pour Jobdealer. Pour l'instant, seule la CFE-CGC a réagi. « Non seulement c'est odieux socialement, mais c'est stupide économiquement », estime l'organisation syndicale dans un communiqué publié le 18 novembre.

Il existe quand même un garde-fou pour les enchères inversées : le Smic, ce que rappelle le site lui-même dans sa FAQ. « Normalement, on ne doit pas descendre en dessous des minima sociaux , explique Michel Lamy, secrétaire national de la CFE-CGC. Mais la liberté de contracter étant à peu près totale, y compris au niveau européen, ce n'est que là-dessus que cela peut se jouer. »




07/06/2007
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