L'Irak peut augmenter la production mondiale de Pétrole

Irak: Come back différé dans la famille des grands producteurs de pétrole...


//www.essor.gov.ml/cgi-bin/view_article.pl?id=4601


Quand l'Irak reviendra-t-il sur le marché mondial du pétrole ? La question est restée sans réponse à Doha, où les pays de OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) n'ont pu qu'exprimer leurs incertitudes sur le sujet.

L'Irak souffre de problèmes qui rendent difficile toute prise de position quant à son retour dans la "famille pétrolière". Ce sont essentiellement les conséquences de 13 années de sanctions économiques qui ont rendu obsolète la technologie de production, les conséquences des pillages perpétrés sur les installations après la guerre, auxquels s'ajoutent la nécessaire réorganisation de l'administration et l'absence d'un gouvernement consensuel. C'est précisément à cause de l'inexistence d'un gouvernement constitué que l'Irak n'a pas été convié à Doha par le cartel.
Avant la rencontre, des ministres avaient évoqué la possibilité de baisser le plafond de production du cartel pour permettre de "faire de la place" à la reprise des exportations de l'Irak, un membre fondateur de l'OPEP dont le sous-sol renferme les deuxièmes réserves de pétrole brut prouvées au monde après l'Arabie Saoudite. Mais à Doha le cartel ne disposant pas d'assez d'informations pour évaluer l'état de l'industrie irakienne et prévoir sa place dans le marché mondial, la question relative aux exportations irakiennes de brut a été différée. Les pays producteurs et exportateurs de pétrole se sont donnés rendez-vous fin juillet pour faire le point sur la question tout en maintenant inchangé le plafond de production de l'organisation, la production de l'or noir actuellement estimée à 25,4 millions de barils par jour (mbj) restant pour l'heure à un niveau satisfaisant à la grande satisfaction des marchés pétroliers.
L'Irak ne devrait pas désespérer de rejoindre le club des magnats du pétrole. En effet, l'OPEP a donné l'assurance qu'elle fera de son mieux pour faciliter le retour de Bagdad dans le cercle. Ce come back sera traité comme un cas "unique", a promis le ministre qatariote du pétrole et président de l'OPEP, Abdallah ben Hamad Al-Attiyah à l'issue de la réunion.
A Bagdad, on affiche un grande confiance. Le responsable irakien du pétrole, Thamir Ghadhbane, a estimé que son pays pourrait produire 1,2 million de barils par jour en juin, et retrouver son niveau de production d'avant guerre d'ici la fin de l'année, soit 2,4 mbj, dont 1,7 à 1,8 mbj pour l'exportation.
L'OPEP espère vivement que l'Irak produise 2 mbj à la fin de l'année. En tout état de cause, l'organisation accentuerait sa surveillance pour que Bagdad atteigne très prochainement les 1,5 mbj. La production irakienne actuelle se situe entre 500.000 et 700.000 barils par jour. Personne ne sait vraiment comment elle va évoluer dans les prochains mois car aucun gouvernement n'a encore été constitué, constatent des analystes. La production irakienne va augmenter, c'est sûr, assurent d'autres. Mais si l'Irak pouvait arriver à produire 800.000 bj à la fin juin, ce serait déjà bien admettent -ils unanimes. (ndlr : tandis que l'Arabie Saoudite pour faire plaisir à ses alliés Américains, annonce qu'elle va augmenter sa production de 200 000 barils jours... que seraient les cours réels du pétrole si l'Irak et l'iran n'avaient pas subis la pression et les guerres apportés par les Américains !!! et pouvaient approter 1 ou 2 millions de barils jours en plus)
C'est pour, à la fois, faire un nouveau point sur l'évolution de la situation irakienne et vérifier le respect des quotas, que l'OPEP a prévu de tenir une réunion exceptionnelle le 31 juillet à Vienne, précédant ainsi de près de deux mois la réunion ordinaire déjà programmée pour le 24 septembre dans la capitale autrichienne qui abrite le quartier général de l'organisation. Mais d'ores et déjà l'Organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole travaille pour que la décision finale débouche durant le 3è trimestre de l'année sur un compromis entre les pays qui souhaitaient, ici et maintenant, "faire de la place pour l'Irak" en réduisant leur propre production, et les avocats d'un statu quo dans l'attente d'une plus grande lisibilité dans les affaires irakiennes.
L'Afrique n'est peut être pas au centre de ce débat. Mais elle ne saurait rester insensible à la tenue du marché d'un produit qui pèse aussi lourd dans ses comptes et sur la santé de ses économies.

B. M. SISSOK
O



01/07/2008
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