HAARP: La guerre climatique

HAARP: La guerre climatique


    Expérimentations de  guerre climatique réalisées par le Pentagone


The Ecologist (décembre 2007)

  
 « HAARP <http://www.haarp.alaska.edu/>  est une arme de destruction  massive, capable de déstabiliser des systèmes agricoles et écologiques au  niveau mondial. »

« "La guerre climatique" est susceptible de  menacer l'avenir de l'humanité, mais elle a été exclue des rapports du  GIEC, qui a reçu le Prix Nobel de la Paix en 2007. »

 
 
Rarement reconnu dans le débat sur le  changement climatique mondial, les conditions météorologiques dans le  monde peuvent maintenant être modifiées dans le cadre d'une nouvelle  génération d'armes électromagnétiques sophistiquées. Les États-Unis et la  Russie ont développé la capacité de manipuler le climat à des fins  militaires.

Des techniques de modification de l'environnement ont  été appliquées par l'armée US pendant plus d'un demi-siècle. Le  mathématicien étasunien John von Neumann, en lien avec le Département de  la Défense des États-Unis, a débuté ses recherches sur la modification des  conditions météorologiques à la fin des années 1940, au plus fort de la  Guerre Froide, et il prévoyait des « formes de guerre climatique encore  inimaginables. » Pendant la guerre du Vietnam, les techniques  d'ensemencement des nuages ont été utilisées à partir de 1967 dans le  cadre du projet Popeye, dont l'objectif était de prolonger la saison des  moussons et de bloquer les voies d'approvisionnement ennemies le long de  la route d’Ho-Chi-Minh-Ville [NDT : À l'époque de la guerre du Vietnam,  Ho-Chi-Minh-Ville était connue sous le nom de Saigon].

L'armée US  a développé des fonctionnalités sophistiquées qui permettent de modifier  les conditions climatiques de manière sélective. La technologie, qui est  actuellement perfectionné dans le cadre du programme HAARP, High-frequency  Active Auroral Research Program [En français : Recherches dans le domaine  des hautes fréquences appliquées aux aurores boréales], est un appendice  de l'Initiative de Défense Stratégique, « la Guerre des Étoiles. » D'un  point de vue militaire, HAARP est une arme de destruction massive, qui  opère à partir de l'atmosphère externe et qui est capable de déstabiliser  des systèmes agricoles et écologiques partout dans le monde.

La  modification des conditions météorologiques, selon le document de l'US Air  Force intitulé AF 2025 Final Report, « offre aux combattants de guerre un  large éventail d'options possibles pour faire échec ou pour contraindre un  adversaire, » des capacités, dit-on, de déclencher des inondations, des  ouragans, des sécheresses et des tremblements !? de terre : « La modification  des conditions météorologiques va devenir un élément de la sécurité  intérieure et de la sécurité internationale et elle pourrait se faire de manière unilatérale∑ Elle pourrait avoir des applications offensives et  défensives et pourrait même être utilisé comme moyen de dissuasion. La capacité de générer des précipitations, du brouillard et des tempêtes sur  terre ou de modifier la météo spatiale ∑ de même que la création de conditions météorologiques artificielles sont une partie d'un ensemble  intégré de technologies [militaires]. »

En 1977, une Convention  Internationale a été ratifiée par l'Assemblée générale des Nations Unies  qui interdit, « un usage militaire et toute autre forme d'utilisation  hostile des techniques de modification environnementale ayant des effets  étendus, durables ou graves. » Elle a défini « les techniques de  modification environnementale » comme « toute technique pour changer,  grâce à une manipulation délibérée des processus naturels, la dynamique,  la composition ou la structure de la terre, y compris ses biotes, sa  lithosphère, son hydrosphère et son atmosphère, ou de l'espace  intersidéral. »

Bien que le fond de la Convention de 1977 a été  réaffirmé dans la Convention cadre des Nations Unies sur les changements  climatiques (CCNUCC) signée au Sommet de la Terre à Rio en 1992, le débat  sur la modification météorologique à des fins militaires est devenue un  tabou scientifique.

Les analystes militaires sont muets sur le  sujet. Les météorologistes n'enquêtent pas sur cette question et les  écologistes se concentrent sur les émissions de gaz à effet de serre en vertu du Protocole de Kyoto. Il n'est pas non plus question de la  possibilité que les manipulations climatiques ou environnementales fassent  parties d'un agenda militaire ou des service de renseignement, alors qu'il  est tacitement reconnu qu'elles font partie du débat plus large sur les  changements climatiques sous l'égide de l'ONU.
 
 
Le  Programme HAARP

  
 
 
Créé en 1992, HAARP, basé à Gokona en  Alaska, est un réseau d'antennes de forte puissance qui transmettent par ondes radios haute fréquence, d'énormes quantités d'énergie dans  l'ionosphère (la couche supérieure de l'atmosphère). Leur construction a  été financée par l'US Air Force, l'US Navy et l'Agence pour les projets de  recherche avancée de défense [Defense Advanced Research Projects Agency  (DARPA)]. Exploité conjointement par le Laboratoire de recherche de l'Air  Force et le Bureau de la recherche navale, HAARP constitue un système de  puissantes antennes capable de créer «des modifications locales contrôlées  de l'ionosphère». Selon son site Internet officiel, www.haarp.alaska.edu ,  HAARP sera utilisé « pour induire un petit changement localisé dans la  température de l'ionosphère afin que les réactions physiques puissent être  étudiées par d'autres instruments située sur le site ou à proximité du  site de HAARP. »

Mais Rosalie Bertell, la présidente de l'Institut  international des affaires de santé publique [International Institute of  Concern for Public Health],a déclare que HAARP fonctionne comme « un  gigantesque appareil qui peut causer d'importantes perturbations dans  l'ionosphère, ce qui crée non seulement des trous, mais de longues  incisions dans la couche protectrice qui empêche les radiations mortelles  [en provenance de l'espace sidéral] de bombarder la planète. »

Le  physicien Dr Bernard Eastlund l'a appelé « le plus grand appareil de  chauffage de l'ionosphère jamais construit. » HAARP est présenté par l'US  Air Force en tant que programme de recherche, mais les documents  militaires confirment que son objectif principal est « d'induire des  modifications ionosphériques » en vue de modifier les conditions  météorologiques et de perturber les communications et les radars.  

Selon un rapport de la Douma d'État russe: « Les plans étasuniens visant à réaliser des expériences à grande échelle sous le Programme HAARP  [et] de créer des armes capables de rompre les lignes de communication radio et les équipements installés sur les engins spatiaux et les fusées, provoquent de graves accidents dans les réseaux d'électricité et dans les oléoducs et les gazoducs et ils ont un impact négatif sur la santé mentale de régions entières. »

Une analyse des déclarations émanant de  l'US Air Force nous fait penser à l'impensable: les manipulations  clandestines de phénomènes météorologiques, des communications et des  réseaux d'électricité comme arme de guerre mondiale, permet aux États-Unis  de perturber et de dominer des régions entières. La manipulation  météorologique est l'arme préventive par excellence. » Elle peut être  dirigée contre des pays ennemis ou des « pays amis » à leur insu et être  utilisée pour déstabiliser les économies, les écosystèmes et  l'agriculture. Elle peut également déclencher des ravages sur les marchés  financiers et les marchés de produits. La perturbation dans l'agriculture  crée une plus grande dépendance de l'aide alimentaire et des grains de  céréales de base importés des États-Unis et d'autres pays occidentaux.  

HAARP a été élaboré dans le cadre d'un partenariat anglo-étasunien  entre Raytheon Corporation qui possède les brevets de HAARP, l'US Air  Force et la compagnie British Aerospace Systems (BAES).

Le projet  HAARP est l'un des nombreux projets de collaboration dans le domaine des  systèmes d'armement entre les deux géants de la défense. Le projet HAARP a  été lancé en 1992 par Advanced Power Technologies Inc (APTI), une filiale  de la société Atlantic Richfield (ARCO). APTI et ses brevets HAARP ont été  vendus en 1994 par ARCO à E-Systems Inc. E-Systems Inc, engagé par contrat  pour la CIA et le Département de la défense des États-Unis, est équipé du  « Doomsday Plan [NDT : le plan de l'Apocalypse], » qui « autorise le  Président à gérer une guerre nucléaire. » Le tout a été par la suite  acquis par Raytheon Corporation, une compagnie qui compte parmi les plus  importants fournisseurs de renseignement dans le monde. La compagnie  British Aerospace Systems (BAES) a été impliquée dans le développement plus sophistiqué du réseau d'antennes HAARP, dans le cadre d'un contrat  signé en 2004 avec l'Office de la Recherche Navale [Office of Naval  Research].

L'installation de 132 émetteurs de fréquence élevée a  été confiée par BAES à sa filiale étasunienne, BAE Systems Inc. Selon un  reportage publié en juillet par Defense News, le projet a été entrepris  par la division de Guerre Électronique de BAES. En septembre, elle a reçu  de l'Agence pour les projets de recherche avancée de défense (DARPA) la  principale récompense pour la réalisation technique de la conception, la  construction et l'activation du réseau d'antennes HAARP. Le système HAARP  est pleinement opérationnel et à bien des égards, il éclipse les systèmes  d'armes stratégiques conventionnels existants. Bien qu'il n'existe pas de  preuve formelle de son utilisation à des fins militaires, les documents de  l'US Air Force laissent entendre que HAARP fait partie intégrante de la  militarisation de l'espace. Par ailleurs, il est vraisemblable que les  antennes ont déjà été soumises à des tests d'essai.

En vertu de la  CCNUCC, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat  (GIEC) a pour mandat « d'évaluer les informations scientifiques,  techniques et socioéconomiques utiles pour la compréhension des  changements climatiques. » Ce mandat comprend une guerre écologique. « La  géo ingénierie » est reconnue, mais les applications militaires implicites  ne sont ni l'objet d'analyse politique ni l'objet de recherche  scientifique dans les milliers de pages des rapports du GIEC et des  documents connexes, qui pourtant sont appuyés sur l'expertise et les  contributions de quelque 2500 scientifiques, décideurs et écologistes. «  La guerre climatique » est susceptible de menacer l'avenir de l'humanité,  mais elle a été exclue des rapports du GIEC, qui a reçu le Prix Nobel de  la paix en 2007.


 L'article original anglais est publié dans  la revue The Ecologist de décembre 2007.
Il est aussi publié  sur le site en anglais: http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=7561   <http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&amp;aid=7561>

Traduction de Dany Quirion pour Alter Info
<http://alterinfo.net/> .


07/06/2008
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