G20 Bretton Woods 2 : l’Impossible Consensus

Crise financière : l'État US n'est qu'une compagnie d'assurance géante pour Wall-Street suivi par G20 Bretton Woods 2 : l'Impossible Consensus


«  Les pompiers ont sauvé les pyromanes et ont laissé les grands brulés sur le trottoir !!! »


Sous entendu l'état a sauvé les Banquiers/Banksters, et a laissé sur le trottoir les contribuables !!! Le pillage est légitimé par tous les pouvoirs en place, personne ne remet en cause l'ordre établit…  A la fin du 19° siècle, lors du scandale de Panama, les coupables se suicidaient, allaient en prison et se cachaient. En  2007/2008, Bush et ses amis sont vus comme des Sauveurs, et écrivent une nouvelle page de l'histoire du Capitalisme : «  La grande escroquerie du Capitalisme » !!!

La plus grande et la plus belle arnaque jamais inventée ni réalisée… Elle a pris de telles proportions que cela laisse tout le monde en haleine.

La dernière touche à ce programme de spoliation généralisée, nous est venue de Londres : les plans de sauvetages des banques… En effet, c'est de La City à Londres, que sont venues les demandes de plans de sauvetages massifs des BANKSTERS.  La privatisation des Profits, et la nationalisation des Pertes : quand tout va bien les banques encaissent, quand tout va mal le peuple paye !


Du pain bénit pour ces maffieux en costumes soutenus par nos régimes Sociaux Démocrates.


Dans nos Démocraties actuelles, tout est fait pour ne rien changer au système en place : les lois sont adaptées pour ces bandits, pour sauver leurs affaires, quitte à endetter et taxer toujours plus le bon peuple. Alors ils passent des messages rassurants, pour nous maintenir en léthargie : tout va bien…

Tout ce système de bandits reste en place grâce :

- à nos gouvernants qui font les lois sur mesure pour leurs amis

- grâce à notre ignorance et notre crédulité ; c'est ce qu'ils appellent la confiance !



 

Quel est donc le réel but du plan de sauvetage d'Henry Paulson ?


L'arnaque en détail …

La « nationalisation partielle » promise par les plans Bush et Paulson, n'est destinée qu'à transformer le Trésor américain en un guichet automatique illimité au profit des banques pour les années à venir. Les contribuables américains n'ont gagné aucun contrôle significatif sur les banques, ce qui explique pourquoi celles-ci sont libres de dépenser tout cet argent prêté comme bon leur semble.

C'est là que l'intervention du Trésor s'avère particulièrement payante. En achetant des parts dans ces institutions financières, le Trésor signifie au marché que ces institutions financières sont un placement sûr !

Le marché va donc désormais compter sur le gouvernement américain pour ne pas laisser ces compagnies faire faillite. Si elles se retrouvent à nouveau en difficulté, les investisseurs vont désormais supposer que l'État va une nouvelle fois trouver des fonds pour les renflouer.

L'enchaînement de l'intérêt public à celui des entreprises privées est le vrai but du plan de sauvetage : Paulson donne à toutes les compagnies admises dans le programme – potentiellement des milliers – une garantie implicite du Département du Trésor. Pour les fébriles investisseurs recherchant des placements sûrs, ces rachats de titres par le trésor sont encore plus rassurants qu'un AAA par l'agence de notation Moody's.

Une assurance comme celle-ci n'a pas de prix. Pour les banques le meilleur est que le gouvernement les paye en plus de donner sa garantie.  Pour les contribuables en revanche, l'ensemble du plan est extrêmement risqué. Non seulement les profits étaient privatisés et les risques socialisés mais le soutien implicite du gouvernement générait de puissantes incitations en faveur de modes de gestion et de comportements irresponsables.

Le gouvernement dit franchement au marché que Washington ne va pas laisser les institutions financières du pays supporter seules les conséquences de leur propre comportement, aussi irresponsable qu'il ait pu être. Cela pourrait bien être l'invention la plus créative de Bush : le capitalisme sans risque.


Le plan visait à faire ce qu'il fait aujourd'hui : transformer l'État en une compagnie d'assurance géante pour Wall-Street – un filet de sécurité pour ceux qui en ont le moins besoin, subventionné par les gens qui auront le plus besoin de la protection de l'État pour traverser la tempête économique qui s'annonce. Ce fait de relier les intérêts publics aux entreprises privées est le véritable objectif du plan de renflouement : Paulson choisit toutes les entreprises qui sont admises à ce programme(1)


Pour faire cela, ils creusent leur déficit, et grâce à ces actions le dollar remonte, puisqu'il est garantit par le gouvernement US.


L'Europe a failli tomber dans le piège, merci à l'Allemagne d'avoir refusé de suivre le plan recommandé par la France, l'Italie et la Hollande. Mais refusant de suivre le dumping imposé par Wall Street et Paulson, l'Euro baisse...


En refusant le plan de 300 Milliards recommandé par Sarkozy, l'Europe a montré au monde qu'elle pouvait prendre, seule, des décisions. Le rappel en urgence de Peter Mandelson, Commissaire Européen au Commerce, auprès du gouvernement Britannique,  n'est pas un hasard. Son action devait servir à faire naitre le jumeau du plan Paulson en Europe. Mais l'Allemagne a dit NEIN !

Une autre voie était possible. Ils ont refusé l'endettement incontrôlé, comme aux USA.


G20 Bretton Woods 2 : l'Impossible Consensus


Tout va désormais se jouer le 15 Novembre 2008 à Washington, lors du sommet du g 20… Les USA vont trouver face à eux un front de pays qui attendent de trouver des solutions durables à la crise, tandis que les Usa accepteront des aménagements, mais pas de changement du système qui a fait leur force… l'hégémonie mondiale se décide colt au point, pas autour d'une table !


Ca c'est sur le papier, car en réalité, tout est déjà joué,  une autre réunion est déjà prévue … 100 jours après le 15 Novembre (2), pour permettre à l'équipe Obama d'entrer en scène… Mais face à l'urgence de la situation, les marchés attendent des mesures rapides, pas 100 jours.


L'effondrement de 1929 avait eu lieu, justement, à cause de la lenteur des réponses des gouvernants de l'époque. En 100 jours il peut s'en passer des choses...


Certains parient donc sur un effondrement rapide du système, à cause de l'échec annoncé des négociations du 15/11/2008 à Washington : le journal Nouvelle solidarité titrait le 7 novembre : « Le grand krach pour le 17 novembre ? ». Dans cet éditorial, Helga Zepp-LaRouche déclarait : «  A en juger par la situation actuelle, on peut craindre que le sommet de Nouveau Bretton Woods, prévu pour le 15 novembre à Washington, ne débouche sur un résultat tout à fait inadéquat. Comme le redoute un directeur bancaire cité dans La Tribune, la conférence pourrait être suivie le 17 novembre d'un « lundi très, très noir ». J'ajouterai que ce lundi noir poudrait être suivi d'un « mardi sanglant » et d'un « mercredi effroyable », menant à l'effondrement total du système financier mondial. »


Nouriel Roubini, le premier économiste a avoir annoncé la crise systémique actuelle, a déclaré début novembre, lors d'une conférence réunissant les gestionnaires de hedge funds : « Nous avons atteint une situation de panique totale. Ne soyez pas surpris que les responsables politiques soient obligés de fermer les marchés pour une semaine ou deux dans les jours qui viennent. (…) Les choses iront plus mal avant d'aller mieux. Je crains que le pire ne soit à venir… ».  (3)


De plus, le 10 octobre, Silvio Berlusconi a déclaré que « les dirigeants du monde entier discutaient de la fermeture des marchés financiers mondiaux ».(4)


Dans un article de Alterinfo.net du 3 novembre 2008, Gilles Bonafi écrit : « La fermeture des marchés, impensable il y a peu, est donc devenue une nécessité…  La panique peut provoquer un effondrement total. Je pense que cette fermeture sera effective très bientôt (peut-être le 18 novembre 2008) car il n'y a pas d'autres alternatives. (5)


Roberto


Nb ; sur le G20 lire aussi : "La finance Américaine tend un piège à l'Europe"

http://robertofiorini.blog4ever.com/blog/lirarticle-84180-1018589.html




Sources :

(1)  http://france.attac.org/spip.php?article9182

(2) http://www.consilium.europa.eu/ueDocs/cms_Data/docs/pressData/fr/misc/103874.pdf

(3) http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74158

(4)

http://www.challenges.fr/actualites/finance_et_marches/20081027.CHA7818/fautil_fermer_les_bourses_.html

 

(5) http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=10817



11/11/2008
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