De la crise à la guerre civile ?

Dislocation géopolitique Mondiale ???



Quand les grands de ce Monde se mettent à douter, car ils ne savent plus rien !!!

Deux articles issus du Monde et de La Tribune deux des quotidiens les plus sérieux en France...


Des notes confidentielles rédigées par le LEAP, un think tank européen, et lues avec attention par les dirigeants des grandes entreprises, décrivent une évolution catastrophique de la crise. Le directeur des études du LEAP est également le dirigeant d'un parti politique qui veut chambouler l'Europe de fond en comble.

La guerre civile est pour demain! Quittez les pays où circulent les armes! Les principales puissances économiques sont au bord de la faillite! L'Allemagne ne peut plus placer sa dette! «L'incapacité des dirigeants mondiaux à prendre la mesure de la crise (...) va faire entrer la crise systémique globale dans une cinquième phase à partir du 4° trimestre 2009: la phase dite de dislocation géopolitique mondiale». Nostradamus? Non, les «notes» très confidentielles d'un étrange think tank dénommé le LEAP/E2020, dont le site est accessible en cliquant ici.

Ces notes sont attendues avec impatience par les dirigeants de grands groupes européens qui lui attribuent une véritable valeur prédictive. Peut être parce que le LEAP se targue d'avoir prévu point par point les étapes de la crise actuelle longtemps avant son déclenchement. L'un des patrons d'un des principaux cabinets de conseil nous a présenté ces notes comme extrêmement sérieuses. Lors de cette discussion informelle, à la mention des «informations» données par le LEAP, la panique affleurait sous ses paroles. Pour plus de crédibilité, le LEAP est présenté par un article du Monde (27 février 2009) comme un laboratoire indépendant.

Or, son directeur des études, Franck Biancheri, est un spécialiste du catastrophisme. En 1999, il publie une note au titre évocateur : "UE 2009 : quand les petits fils de Franco, Hitler, Mussolini et Pétain prendront le contrôle de l'Europe". Cet homme de 45 ans est également président de Newropeans qu'il présente sur son site personnel, consultable en cliquant ici comme «le premier mouvement politique transeuropéen». Le but de ce parti est «d'aider à faire passer l'UE d'un projet bureaucratique pyramidal à une entité politique dirigée démocratiquement». Cependant, «les idées neuves et les changements nécessaires ne viendront pas des gouvernements nationaux ou de Bruxelles» comme il est indiqué sur le site du parti accessible en cliquant ici.

Le parti se fixe un objectif: les élections européennes de juin 2009. «En juin 2009, quand le Parlement Européen sera élu, Newropeans donnera à des millions d'Européens leur première occasion de vraiment "agir en Européen"». La panique instillée par l'étrange LEAP auprès des élites - par voie de notes - et des électeurs - par voie de presse - ne servirait-elle pas le projet politique du non moins étrange parti ?
 

Pascal Junghans


//www.latribune.fr/actualites/monde/europe/20090227trib000349105/exclusif-qui-est-ce-think-tank-qui-affole-les-dirigeants-du-monde-entier.html


Et dans le Monde aussi...

La crise économique et financière va-t-elle dégénérer en violentes explosions sociales ? En Europe, aux Etats-Unis ou au Japon, la guerre civile est-elle pour demain ? C'est le pronostic quelque peu affolant que dressent les experts du LEAP/Europe 2020, un groupe de réflexion européen, dans leur dernier bulletin daté de mi-février.

Dans cette édition où il est question que la crise entre, au quatrième trimestre 2009, dans une phase de "dislocation géopolitique mondiale", les experts prévoient un "sauve-qui-peut généralisé" dans les pays frappés par la crise. Cette débandade se conclurait ensuite par des logiques d'affrontements, autrement dit, par des semi-guerres civiles. "Si votre pays ou région est une zone où circulent massivement des armes à feu (parmi les grands pays, seuls les Etats-Unis sont dans ce cas), indique le LEAP, alors le meilleur moyen de faire face à la dislocation est de quitter votre région, si cela est possible."

Selon cette association, formée de contributeurs indépendants issus des milieux politiques et économiques et de professionnels européens de différents secteurs, les zones les plus dangereuses sont celles où le système de protection sociale est le plus faible.

La crise serait ainsi à même de susciter de violentes révoltes populaires dont l'intensité serait aggravée par une libre circulation des armes à feu. L'Amérique latine, mais aussi les Etats-Unis sont les zones les plus à risques. "Il y a 200 millions d'armes à feu en circulation aux Etats-Unis, et la violence sociale s'est déjà manifestée via les gangs", rappelle Franck Biancheri, à la tête de l'association. Les experts du LEAP décèlent d'ailleurs déjà des fuites de populations des Etats-Unis vers l'Europe, "où la dangerosité physique directe restera marginale", selon eux.


FAIRE DES RÉSERVES


 Au-delà de ces conflits armés, le LEAP alerte sur les risques de pénuries possibles d'énergie, de nourriture, d'eau, dans les régions dépendantes de l'extérieur pour leur approvisionnement et conseille de faire des réserves. Cette perspective apocalyptique pourrait faire sourire si ce groupe de réflexion n'avait, dès février 2006, prédit avec une exactitude troublante le déclenchement et l'enchaînement de la crise. Il y a trois ans, l'association décrivait ainsi la venue d'une "crise systémique mondiale", initiée par une infection financière globale liée au surendettement américain, suivie de l'effondrement boursier, en particulier en Asie et aux Etats-Unis (de - 50 % à - 20 % en un an), puis de l'éclatement de l'ensemble des bulles immobilières mondiales au Royaume-Uni, en Espagne, en France et dans les pays émergents. Tout cela provoquant une récession en Europe et une "très Grande Dépression" aux Etats-Unis.

Doit-on en conclure que la crise mondiale peut se transformer en guerre mondiale ? "Les pronostics de LEAP sont extrêmes, mais la violence sociale pointe", admet Laurence Boone, économiste chez Barclays.

Reste un espoir, une "dernière chance" selon le LEAP, qui résiderait dans la capacité du G20, qui se réunira le 2 avril à Londres, à arrêter un plan d'action "convaincant et audacieux". Dans ce cas, le monde ne serait toutefois pas tiré d'affaire, puisque les experts ne manquent de rappeler que se profile aussi une sévère crise climatique...

Claire Gatinois


//www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/02/26/apres-la-crise-financiere-la-guerre-civile-preparez-vous-a-quitter-votre-region_1160698_1101386.html




02/03/2009
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