Crise bancaire, crise financière ???

 

Crise bancaire, crise financière ???  Quelques explications ci dessous.



Crise bancaire 30/07/2008
envoyé par Resistance_Identitaire

 

La crise qui se profile est celle qui oppose l'économie réelle, à l'économie virtuelle, celle qui oppose la capitalisme productif, le plus noble et nécessaire, au capitalisme spéculatif, ce parasite sans nom qui permet aux usuriers de s'accaparer les biens d'autrui sans avoir rien construit…

 

Alors que les revenus réels générés sur la planète par le travail des hommes (volume des échanges planétaires)  n'est que de 24 000 Milliards de dollars,

ce qui est gagé par les banques est de 29 000 milliards, ce qui correspond à peu près.

 

 La monnaie scripturale électronique, cette bulle de richesse virtuelle,  actuellement en circulation, est de 700 000 milliards de dollars... !!!

 

29 000 Milliards opposés à 700 000 milliards de dollars !!! 24 fois la Réalité !!!     Ou 671 000 milliards qui circulent et qui ne sont garantis par rien. Avec une telle masse d'argent, il est facile d'acheter tout ce qui bouge ; que ce soit des biens, des meubles des bijoux ou les Ames !

Qui plus est une monnaie, le dollar, qui n'est plus garantie par rien, même pas par l'Or; et les possesseurs de cet argent "VIRTUEL" achètent tout ce qui est à vendre sur la planète.

 

Facile avec de l'argent "papier" produit par des bandits, pour les bandits qui volent tout ce qui peut se vendre ! On peut ainsi acheter les biens accumulés par les populations des pays et autrefois appelés services publics.

 

L'argent VIRTUEL représente donc 24  fois la masse monétaire réelle (ce qui est produit par l'activité (capitalisme productif), non par la spéculation (capitalisme spéculatif); la bulle a donc de quoi se dégonfler !!! Et les banques de quoi tomber en faillites !!!



 

Par exemple ce qui est arrivé à ces deux organismes bancaires aux Usa, qui ont perdus plus de 5 300 milliards en quelques jours !


Objet : CINQ MILLE MILLIARDS DE DOLLARS DE DETTES


Vers une nationalisation de Freddie Mac et Fannie Mae

LE MONDE | 21.08.08 |  

NEW YORK CORRESPONDANT


  Que va-t-il advenir de Fannie Mae et Freddie Mac, les deux pivots du crédit immobilier américain depuis près de quatre décennies, dont la capitalisation boursière s'est effondrée de manière accélérée depuis le début de la semaine ? A eux deux, ils détiennent ou garantissent quelque 5 300 milliards de l'encours actuel du crédit immobilier américain, soit 45 % de son montant total. Le premier a encore vu son titre reculer de 26,8 % mercredi 20 août à Wall Street, le second de 22 %. En un an, la valeur boursière des deux organismes s'est écroulée de respectivement 93,7 % et 95,3 %.

 
Autant dire qu'en termes de capitalisation ils ne valent "plus rien". Et ils doivent, d'ici à fin septembre, refinancer une grande part de leur dette, évaluée à 223 milliards de dollars - un montant dont, à vrai dire, personne ne sait précisément aujourd'hui quelle est sa validité tant, mois après mois, il a augmenté.

Or l'effondrement du marché immobilier américain, qui s'accompagne mécaniquement d'une forte réduction du nombre des demandes de prêt, compromet lourdement la capacité des deux organismes à rembourser leurs propres dettes. Ils se financent en effet prioritairement en bénéficiant d'une autorisation d'emprunter à des taux préférentiels, pour prêter eux-mêmes aux organismes de crédit privés américains ou garantir leurs prêts. Plus le volume de ces prêts diminue, plus leurs recettes baissent.

Fannie et Freddie sont sans doute loin d'avoir touché le fond, car la détérioration du remboursement du crédit immobilier aux Etats-Unis se poursuit elle aussi, malgré le plan de sauvetage signé le 30 juillet par le président Bush pour permettre à un demi-million d'Américains - sur les 2,5 millions aujourd'hui insolvables - de refinancer leur emprunt à des conditions avantageuses. Selon une étude du site spécialisé Zillow.com, la dette en cours de quelque 14 % des emprunteurs immobiliers américains est désormais supérieure à la valeur du bien qu'ils ont acquis.

Le PDG de Fannie Mae, Daniel Mudd, a cherché mercredi à rassurer une fois encore les marchés : " Nous avons, a-t-il juré, plus de capitaux que nous n'en avons jamais eu", et son organisme n'a aucunement besoin d'être secouru par le Trésor américain. D'ailleurs, il ne le lui a "jamais demandé". Peine perdue : les marchés sont persuadés que le plan de sauvetage des deux sociétés, adopté le 14 juillet dernier par le Trésor américain et la Réserve fédérale (Fed), ne sera pas suffisant.

Ce plan autorisait une hausse illimitée du crédit auquel ils ont droit, un achat "provisoire" par l'Etat de leurs actions et la possibilité, pour la Fed, de leur allouer un prêt le cas échéant. Mais Wall Street, toute la journée de mercredi, bruissait d'une rumeur perçue comme de moins en moins hypothétique : celle d'une inéluctable "nationalisation" de Fannie et Freddie. Dès la veille, un ancien économiste en chef du FMI, Kenneth Rogoff, a déclaré à l'AFP qu'ils "doivent être nationalisés". L'ancien président de la Fed, Alan Greenspan, avait déjà émis la même idée dans un entretien au Wall Street Journal du 13 août.

De fait, la seule option qui permettrait d'éviter la nationalisation consiste à trouver des moyens de recapitalisation par les marchés. Mais, à la différence du sauvetage, en mars, de la banque d'affaires Bear Stearns, orchestré par la Fed par le biais du financement d'une reprise par la banque JP Morgan, aucun organisme du secteur financier américain (dont les pertes dépassent les 300 milliards de dollars depuis le début de la crise des subprimes, à l'été 2007) n'a aujourd'hui les moyens d'assumer une reprise de cet ordre, dans l'état de récession lourde dans lequel se trouve l'immobilier aux Etats-Unis. Quant aux marchés, tant que la rumeur de possible nationalisation perdurera, ils hésiteront à investir dans ces deux organismes, de crainte de perdre leur mise.

Une recapitalisation par des fonds souverains étrangers, chinois, russes ou arabes, qui ont récemment beaucoup oeuvré au renflouement des banques américaines, semble dans ce cas exclue pour des motifs politiques, alors que le sentiment protectionniste croît aux Etats-Unis à quelques semaines de l'élection présidentielle. Comme est a priori exclue une hausse du taux d'emprunt accordé par Fannie et Freddie aux organismes de crédit pour se renflouer partiellement, laquelle aurait des conséquences catastrophiques sur les taux accordés par ces derniers aux emprunteurs privés, risquant d'accélérer plus encore l'effondrement du marché immobilier.

La chaîne financière CNBC et le site du Wall Street Journal annonçaient, mercredi, que les dirigeants des deux organismes devaient être reçus en soirée par le secrétaire au Trésor, Henry Paulson. Selon le Wall Street Journal, le ministre a demandé à ses services de préparer un "plan" de renflouement de Fannie Mae et Freddie Mac susceptible d'être appliqué d'urgence à tout moment.






02/09/2008
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