Chantage à l'emploi en France !

Pour conserver des emplois et ne pas délocaliser au Mexique, Général Motors exige que les salaires soient gelés pendant deux ans, que leur interessement soit supprimé, et que les salariés offrent 6 jours de rtt...

Poussant leur avantage, GM à même tenté de remettre en cause l'accord des 35 heures, mais s'est finalement rétracté... pour l'instant.

Tout cela est généreusement "proposé"  aux salariés qui n'ont d'autre choix que d'approuver, par ce que les lois internationales ne protègent pas les salariés européens, face à une concurrence déchainée et toujours moins chère !

Les syndicats qui ont accompagné la Mondialisation ne peuvent plus rien faire, et ne peuvent que subir, voir jouer le jeu désormais, puisqu'il faut sauver les emplois !!!


Ce phénomène est Européen, Fiat à fait de même, et British Airways d'une autre façon. Berliet / RVI a aussi remis en cause les 35 h, ce qui leur a donné une bouffée d'oxygène, provisoire...

 

Voilà ce que la crise leur permet, d'avancer toujours plus dans la précarisation des ouvriers Européens !

 

Roberto


Ecoutez ces audios :

 

Chantage à l'emploi en France :

 

 

Chantage à l'emploi en France, certains abusent ! :

 

 

La mondialisation tue les ouvriers Européens :

 

 

 

 

La direction de GM à Strasbourg fait marche arrière sur ses nouvelles exigences

 

Les conditions d'une reprise de l'usine General Motors de Strasbourg par l'américain General Motors Company (GMC) semblent finalement réunies. La direction de General Motors de Strasbourg, qui conditionne la reprise de son usine à une baisse des coûts salariaux, a finalement accepté, mercredi 21 juillet, de renoncer à des exigences de dernière minute jugées inacceptables par les syndicats.

 

Lundi plus de 70 % des 929 votants, sur les 1 150 salariés, avaient approuvé le projet de reprise par GMC, détenu à 60 % par l'Etat fédéral américain. Mais les trois syndicats favorables à cette reprise (CFDT, FO, CFTC) s'étaient fortement émus mardi de l'apparition dans le projet "d'une annualisation [1 607 heures] du temps de travail" qui éloignait la possibilité d'heures supplémentaires et banalisait le travail dominical. Selon les syndicats, ces dispositions n'étaient pas connues au moment de la consultation interne de lundi.

 

Dans l'accord qu'elle leur a présenté mercredi, la direction de GMC renonce finalement à cette dernière condition. Le projet est donc jugé "conforme aux attentes des délégués syndicaux et du comité d'entreprise" ainsi qu'aux "négociations d'avant-référendum" par la CFDT. "Nous allons faire relire le projet par des juristes, jeudi le CE donnera son avis et la signature si elle a lieu se fera vendredi", a-t-il précisé Jean-Marc Ruhland, délégué CFDT du site.

 

VENDREDI, DATE BUTOIR

La CFDT, majoritaire, ainsi que FO et la CFTC pourraient donc approuver le projet de reprise par General Motors Company (GMC). La CGT s'est en revanche déjà prononcée contre ce qu'elle qualifie de "chantage". L'accord de la CGT n'est cependant pas obligatoire pour la conclusion de l'accord.

Le projet de reprise du site approuvé lundi par les salariés prévoit un gel des salaires sur deux ans, pas d'intéressement jusqu'en 2013 et une renonciation à plus d'un tiers des 16 jours de RTT actuels, soit une baisse de 10 % du coût de la main-d'œuvre. En échange, le constructeur automobile américain avait promis de maintenir les activités dans l'usine de boîtes de vitesses de Strasbourg sans réduction d'effectifs, avec un carnet de commandes étoffé jusqu'en 2014.

Les syndicats attendent en début d'après-midi le projet d'accord final qu'ils soumettront à leurs juristes conseils avant de donner un avis positif ou négatif sur le texte lors d'une réunion du comité d'entreprise jeudi matin. La direction a fixé à vendredi la date butoir pour un accord, faute de quoi elle laisse entrevoir comme seule perspective une liquidation.

 

General Motors Company, nouvelle raison sociale du constructeur automobile américain, a exigé une baisse des coûts de 10 % pour reprendre son usine strasbourgeoise qui fabrique des boîtes de vitesses automatiques, principalement pour les marques du groupe et pour BMW. Le site alsacien, qui gagne de l'argent, avait été mis en vente dès 2008 par General Motors, à l'époque en quête de liquidités.

 

//www.lemonde.fr/economie/article/2010/07/21/une-nouvelle-clause-pour-la-reprise-de-gm-a-strasbourg-inquiete-les-syndicats_1390356_3234.html

 

 

 

 

 

 



23/07/2010
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