« C’est pas du cinéma, c’est la guerre »

« C'est pas du cinéma, c'est la guerre »

 

Ces fortes paroles ont été prononcées, selon le quotidien Le Monde (28 novembre 07) par un des meneurs des émeutiers qui ont mis à feu et à sang, pendant trois jours, plusieurs villes de la région parisienne, détruisant, le plus souvent par le feu, commerces, voitures, écoles, bibliothèque, postes de police. La guerre… Cette guerre ethnique que nous avons annoncée comme inéluctable depuis des années. « La guerre, c'est ça mon pote. C'est faire tourner en rond l'ennemi ». Le stratège encagoulé qui s'exprime ainsi sait qu'il n'a pas besoin de désigner plus précisément « l'ennemi » puisque chacun sait que c'est le flic blanc – et, à travers lui, tous les Blancs. Le Monde, sans jamais écrire le mot, sait bien que la confrontation est ethnique : il indique que les émeutiers sont encouragés par des témoins au cri de « Allez les frères ! ». Et qu'un pressing est épargné parce que quelqu'un a crié : « Celui-là, il est à la famille ».

Deux individus se fracassent contre une voiture de police parce qu'ils roulaient comme des dingues, sur une minimoto non homologuée, sans casque et à pleins gaz. Les « jeunes » se rameutent, massacrent à coups de barre de fer un commissaire de police assez naïf pour chercher à discuter avec eux et tout démarre, c'est à dire une nouvelle répétition, style grandes manœuvres, pour la future généralisation de la guerre ethnique.

Quelques remarques :

-         Sarkozy fait des déclarations fracassantes mais, en recevant à l'Elysée les familles des deux crétins avoue, compte tenu des mentalités africaines, un acte de faiblesse, de soumission à l'égard de l'africanisation de la France.

-         Les deux morts, paraît-il bien « français », seront enterrés dans leurs pays d'origine, le Maroc et le Sénégal. La mort est minute de vérité : la véritable identité, la véritable appartenance sont affirmées sans hésitation. Avis aux benêts qui parlent d'intégration… étant bien entendu que la bêtise n'excuse rien quand elle devient pure et simple trahison.

-         Il est insupportable de continuer à utiliser le mot « jeunes » pour désigner ceux que Sarkozy a lui-même appelé des « racailles ». Il faut donc reprendre le terme (en rappelant à chaque fois qui en est l'auteur : il faut rendre à César….n'est-ce pas ?)

-         Il est pour le moins étonnant que des centaines de policiers aguerris, bien équipés – et motivés, d'après ce que nous disent en privé certains d'entre eux – aient dans leurs rangs de nombreux blessés, dont certains graves, sans riposter de façon efficace. Seule explication : ils ont reçu des ordres stricts pour faire du cinéma mais surtout pas taper dans le tas (c'est le syndrome Malik Oussekine : éviter à tout prix de faire de la casse chez les émeutiers… car les média sont à l'affût, n'est-ce pas ?). Jusqu'à quand les policiers vont-ils accepter de subir ?

-         L'utilisation, par les émeutiers, d'armes à feu marque une nouvelle étape dans l'escalade de la guerre ethnique. Le Monde (22 novembre 07) a consacré une pleine page au sujet sous le titre « Artillerie lourde en banlieue ». On y lit  que le commissaire divisionnaire Philippe Veroni, chef de l'Office central de lutte contre la criminalité organisé (OCLO), bien placé donc pour connaître le dossier, constate : « Il y a de plus en plus de diffusion d'armes dans les banlieues ». La Seine-Saint-Denis est tout spécialement concernée (ce n'est pas vraiment une surprise). Les armes de poing de gros calibre et les kalachnikovs sont particulièrement appréciées. On peut voir, sur des photos d'émeutiers publiées par Le Figaro-Magazine (1er décembre 07), que certains brandissent triomphalement des armes de poing.

      Un témoignage particulièrement significatif sur les affrontements de Villiers-le-  

 

Bel (Val-d'Oise) est fourni par le commandant de la CRS 43 basée à Chalon, Gilbert Siniscalco. Celui-ci, qui a connu Sarajevo (le rapprochement a son importance…) raconte : « La situation lundi soir à Villiers-le-Bel a pris des proportions incommensurables. Nous nous sommes retrouvés face à des gens très déterminés et organisés. Ils étaient très nombreux et mobiles. Par rapport à ce que nous avons pu connaître à une époque, nous avons eu affaire à des individus armés qui n'hésitent plus à se rapprocher de nous et à faire feu ». Les CRS, traversant une zone plongée dans le noir suite à la destruction systématique des éclairages publics, sont tombés dans un guet-apens minutieusement préparé : « Nous étions encerclés par 300 casseurs armés et déterminés, ils avaient des barres de fer, des cocktails Molotov, des fusils de chasse, des armes, des bombes lacrymogènes, des boucliers et d'énormes pavés qu'ils avaient réussi à extraire de la chaussée (…) Les trois premiers fourgons qui se sont retrouvés face aux agresseurs ont été pulvérisés. Nous n'avions aucune solution de repli car nous étions encerclés (…) Le plus terrible a été de constater que ces jeunes sans foi ni loi étaient prêts à nous lyncher ».

Ce qui se serait produit si une autre unité de CRS n'était arrivée… Bilan pour la CRS 43 onze blessés dont six par tirs de fusils de chasse ou pistolets à grenailles (un blessé a reçu une quarantaine de plombs, dont onze au visage, le commandant Siniscalco étant atteint lui-même au visage, à une main et à une jambe). La CRS 43, n'étant plus opérationnelle, a été rapatriée sur sa base de Chalon…

Cela va peut-être amener certains Gaulois à réfléchir (je ne parle pas des moutons qui se laisseront emmener à l'abattoir en bêlant… après tout, ils auront ce que mérite leur lâcheté).

 

Rendez-vous au prochain épisode ?

 

                                                                           Pierre VIAL

                                                                          30 novembre 07


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09/12/2007
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