Général F. CANN : Embuscade en Afghanistan
Voici l'avis d'un "amateur" sur les
évènements récents d'Afghanistan. Attention, la Grande Muette pourrait se décide
à parler!
Les interventions irritées se multiplient. Faites suivre...
Lagarrigue, le 27 août 2008
Embuscade en Afghanistan (18 août 2008)
L’accrochage
qu’a douloureusement vécu en Afghanistan une section de la 4ième
compagnie du 8ième R.P.I.Ma et surtout la polémique qui s’en est suivie (et qui se
poursuit) générée par des journalistes, spécialistes autoproclamés de Défense,
m’incitent à vous livrer quelques réflexions.
Je
me devais de les exposer en « 8 » chapitres.
1. Géopolitique.
Ayant découvert, peu de temps avant le siècle
nouveau, l’existence d’un groupe du nom d’Al Qaïda, le monde occidental a
soudainement pris conscience, le 11 septembre 2001 avec la destruction du World
Trade Center, du potentiel terrifiant de ce groupe prêt à toutes les actions
extrêmes pour déstabiliser et défaire le
monde occidental. Ce groupe
Al Qaïda, originaire d’Arabie Saoudite et du Yémen, a choisi l’Afghanistan pour
sanctuaire parce que la topographie lui est favorable et
que la population a historiquement toujours rejeté l’infidèle (les lanciers du
Bengale dans le Khyber Pass au XIX° siècle et, plus près de nous, l’armée
soviétique).
Par un choix incompréhensible (en dehors de considérations économiques en général et pétrolière en particulier), les Etats-Unis ont, à la fin de 2001, placé leur effort principal (3/4 des forces) sur l’Irak et leur effort secondaire (1/4 des forces ) sur l’Afghanistan alors que des dispositions inverses se seraient avérées plus cohérentes. Il semblerait d’ailleurs que les deux candidats à la Présidence américaine s’accorderaient sur cette inversion de la répartition actuelle.
Depuis
2001 les attentats commis au nom d’Al Qaïda n’ont cessé de proliférer, tel un
cancer, de par le monde, l’Algérie étant le dernier pays atteint en cette fin
du mois d’août 2008.
Il
n’y a aucune raison d’espérer que ces attentats prennent fin demain, de même
qu’il est vain de croire qu’ils vont épargner la France.
Dès
lors, l’alternative qui se pose à nous aujourd’hui est d’une simplicité
biblique :
- ou bien nous tolérons l’existence du
sanctuaire afghan d’Al Qaïda en espérant que cette entreprise terroriste
s’essoufflera et s’éteindra d’elle-même.
- ou bien nous décidons d’éradiquer le mal à sa
source et de « mettre le paquet » en Afghanistan.
Cette tragique alternative revêt la
forme d’un pari mortel pour notre société dont les citoyens, mal informés du
danger, souhaitent à 55%, comme pour se donner bonne conscience morale, que nos
troupes engagées là-bas soient rapatriées.
2. Géostratégie.
Nous,
les Français, nous savons d’expérience qu’une rébellion qui bénéficie du
soutien d’un arrière-pays ne peut-être éradiquée. Le Vietminh en Indochine avait quasiment
gagné la partie dès l’avènement du communisme en Chine en octobre 1949.
Inversement, le F.L.N. n’a jamais
pu, quoiqu’il dise, gagner la guerre sur le terrain en Algérie dès lors que les
frontières de ce pays avec la Tunisie et le Maroc avaient été rendues
totalement hermétiques.
L’Afghanistan partage avec le
Pakistan une frontière de 1.500 kms en montagne. Dès lors, la réponse à nos opérations
actuelles en Afghanistan ne se trouve ni à Paris, ni à Washington mais à Islamabad, capitale du Pakistan. De deux choses l’une :
-
ou bien le gouvernement pakistanais accepte la réalisation d’opérations militaires conjointes permanentes
et alors la rébellion peut être vaincue,
- ou bien il refuse et alors il faudra que
l’Occident renonce avec ses moyens actuels à combattre ce « tonneau des
Danaïdes » et s’organise différemment c’est à dire en doublant ses
effectifs et ceux de l’armée afghane afin de pouvoir contrôler le terrain en
totalité.
3. Tactique.
Les principes de la guerre sont
immuables : concentration des efforts, économie des forces et liberté
d’action. Actuellement les talibans sont
les seuls à pouvoir les appliquer : ils choisissent l’heure et l’endroit
où frapper ainsi que leur mode d’action, ils se concentrent pour leur opération
et se dispersent aussitôt pour s’économiser.
Nous avons connu ce genre de
situation en Algérie. Qu’avons-nous
fait ? Avec patience et beaucoup de
ténacité, nous avons renversé les rôles
en occupant le terrain et en retournant l’insécurité contre les rebelles.
J’ai vécu ce renversement, comme
lieutenant chef de section au 3ième R.P.C. du colonel Bigeard. Nous nous sommes « immergés » dans
le djebel où nous avons pris la place des rebelles en étant, selon l’expression
de notre colonel, « rustiques, souples, félins et manœuvriers ». Les experts autoproclamés qu’on voit
aujourd’hui à la télévision peuvent bien
se gausser de cette époque en affirmant que nous ne sommes plus à l’heure des
« p’tits gars » (allusion perfide à Bigeard). Je suis désolé mais cette guerre on a beau la
baptiser « asymétrique » (un néologisme militaire qui passe bien dans les salons) il
s’agit encore et toujours de guérilla. Et là on sait
ce qu’il faut faire et surtout ce qu’il ne faut pas faire.
On sait d’expérience que, contre une guérilla ,une
opération mécanisée ou motorisée frappe presque toujours dans le vide,
tellement ses prémices sont voyants et bruyants et surtout parce qu’elle est
liée à un réseau routier précaire.
Largement
prévenus, les rebelles ont tout leur temps pour prendre le large et attendre
que l’opération prenne fin pour réoccuper le terrain, surtout la nuit. Ces opérations SOP (Standard Ordning Procedures)
de l’OTAN sont immuables. Elles se
réalisent toujours de la même manière et interdisent toute initiative ou
improvisation. Elles sont stériles. Les seuls bilans réalisés à ce jour
en Afghanistan sont le fait de Forces Spéciales immergées dans les zones
suspectes.
Le bon sens voudrait qu’on oriente
nos forces vers une fluidité qui lui permettent d’occuper le terrain de ces
zones suspectes pour y retourner l’insécurité
et gêner l’action des rebelles.
Mais comme nous sommes censés être
en Afghanistan pour aider ce pays à accéder à la démocratie, l’enjeu dans les zones d’insécurité est la population.
Les opérations de contre guérilla,
pour nécessaires qu’elles soient, sont insuffisantes. Il faut pouvoir les compléter par des actions de pacification.
Sur ce chapitre aussi nous avons, nous les Français, une
solide expérience avec ce système ingénieux et efficace des Sections
administratives spécialisées chargées de prendre le contrôle des populations
jusqu'alors soumises aux rebelles. Leur
succès fut patent : je vous renvoie au remarquable ouvrage du commandant
Oudinot « Un béret rouge… en képi bleu ». En Afghanistan, cette tâche civilo-militaire devrait être
assumée par l’armée afghane … tâche
ardue dans un pays qui, en coulisse, produit 22 tonnes d’opium par jour (8.200
tonnes en 2007, source Figaro 23/08/08).
Très sincèrement, les formes
d’action en Afghanistan doivent être modifiées du tout au tout. Point n’est besoin d’inventer, il suffit de
refaire ici ce qui a réussi ailleurs.
Il y a malheureusement dans les
armées françaises une allergie à tirer des enseignements des actions
passées :
Le
7 octobre 1950 en Indochine, lors de l’opération de repli de la garnison de
Langson, le 1er Bataillon
Etranger de parachutistes disparut corps et biens dans les calcaires de
Coc Xa. Or, en 1884, le chef de
bataillon Gallieni avait interdit, sous quelque prétexte que ce fut, de
traverser cette zone mortelle.
Dans nos armées, l’expérience n’est
pas transmissible. Beaucoup plus
pragmatiques et modestes, les Britanniques et les Américains n’hésitent pas à
faire appel aux officiers à la retraite qui ont déjà exercé un commandement
dans une zone revenue à l’actualité et, à la demande, ils organisent un Conseil
de véritables experts.
La
principale utilité de ces Conseils d’experts n’est pas tellement de suggérer ce
qu’il faudrait faire mais de rappeler ce qu’il ne faut surtout pas refaire. Du fait de son passé militaire,
notre pays regorge d’experts mais il ne
sait pas en profiter. C’est bien regrettable.
4. Le renseignement.
Le règlement de manœuvre nous
apprend que « le renseignement met le chef à l’abri de la surprise »
ce que le général Grant pendant la Guerre de Sécession des Etats-Unis
(1861-1865) illustrait en souhaitant avoir « des officiers qui sachent ce
qui se passe de l’autre côté de la colline ». A Beyrouth, dans les années 80, notre
brigade de la Force multinationale de sécurité a perdu près de 90 de ses hommes
sans savoir qui « venait de l’autre côté de la colline » pour les
tuer. Nos services de renseignement
affichèrent alors une ineptie coupable.
Aux extrémités de la gamme des
moyens d’acquisition du renseignement se situent le satellite et les
informations données par la population.
Cette dernière, terrorisée par les talibans, ne parle pas. Quant au premier, le satellite, il est
inopérant au-dessus d’un accrochage, en raison même de la fluidité et du
caractère contingent de l’action. Restent
les moyens intermédiaires : forces spéciales dans la profondeur, hélicoptères
et drones au profit desquels il faut appliquer un effort urgent et prioritaire
car cette gamme de moyens d’acquisition souffre cruellement d’un déficit grave.
Il est criminel de laisser crapahuter nos unités terrestres en aveugle.
5. L’articulation des forces.
C’est avec surprise qu’à l’occasion
de l’embuscade de Carmin 2, nous avons appris que la 4ième compagnie
(carmin) était détachée du 8ième R.P.I.Ma, à 200 kms de là, auprès
du Régiment de Marche du Tchad.
Nous n’avons pas été moins surpris d’apprendre
que l’infirmier de Carmin 2 était un
caporal-chef du 2ième R.E.P. !
Il y a sûrement de bonnes
raisons du moment et de circonstances
pour expliquer ce mélange d’unités.
Nous, les « Anciens
patrons », nous avons sans cesse lutté avec force, en particulier dans les
années 80, contre le non-respect des filiations organiques. Le « 8 » s’est entraîné cinq mois
durant avec ses quatre unités et, dès son arrivée, il a dû se séparer de sa 4ième
compagnie, laquelle a « débarqué » au R.M.T. dans un environnement
inconnu. La qualité du R.M.T., largement
reconnue, ne saurait être en cause mais a-t-on déjà vu une équipe de rugby
entamer un match avec des joueurs qu’elle ne connaît pas ?
Il est vital à la guerre de ne pas
toucher aux structures qui se sont rodées à l’entraînement.
6. La fausse polémique.
Les
Anciens du 8ième R.P.I.Ma, éprouvés par la mort au champ d’honneur
de huit de leurs jeunes frères d’armes, ont mal vécu l’insidieuse polémique
lancée par de faux experts sur la jeunesse des paras, leur insuffisante
préparation et leur mauvaise protection.
a. Il n’y a pas de vieux soldats dans
l’infanterie. Depuis sa création en
Indochine, le « 8 » a perdu plus de 500 des siens :
- Michel Bornet, tombé en Indochine, en 1951
n’avait pas dix-neuf ans,
- Michel Lagathu, tué en Algérie, en 1958 avait
fêté ses dix-neuf la veille de sa mort,
- Pierre Jacquot, tombé au Sud Liban en 1979,
avait 21 ans,
- Jean Carbonnel, assassiné par un sniper à
Sarajevo en 1994, avait vingt deux ans,
- Carmin « 2 », (indicatif radio de
la section du 8ième R.P.I.Ma
tombée dans une embuscade en Afghanistan ce 18 août), avait une moyenne d’âge
de 24 ans et 8 mois pour un effectif de 11 gradés et 19 paras, ces derniers
ayant 20 ans, lesquels se trouvent d’ailleurs humiliés qu’on leur reproche
d’être trop jeunes.
b. La jeunesse n’a rien à voir avec l’ancienneté
et l’expérience. Engagés à 18 ans le 1er
juin 2007, les jeunes paras avaient plus de 14 mois de service : 4 mois de
formation de base + 3 semaines de stage para + 5 semaines de stage
commando. Au sixième mois de service,
c’est à dire le 1er décembre 2007, la section a rejoint la 4ième
compagnie (Carmin) et, depuis le 1er mars, s’est entraînée jour et
nuit pour une seule mission spécifique : l’Afghanistan. De mémoire de para, nous n’avons jamais vu
une unité bénéficier d’un tel préavis, cinq mois en l’occurrence. Le nombre de fois où nous avons découvert la
veille notre mission pour le lendemain !
J’ajoute
au chapitre de l’expérience que le chef de section et son adjoint avaient déjà
accompli dix opérations extérieures et les chefs de groupe et les caporaux, une
demi-douzaine en moyenne.
c. On dit que les paras étaient mal protégés. Le nouveau CEMAT, le général Irastorza, m’a
dit qu’il y a deux ans, nous aurions eu, selon l’avis des chirurgiens, deux
morts de plus à déplorer : le nouveau gilet pare-éclats (EFB) les a
sauvés.
Nous
enrageons, nous les Anciens du « 8 », de voir se pavaner à la
télévision des spécialistes autoproclamés de la Défense, qui pour la plupart
n’ont jamais tenu un fusil de leur vie, venir nous expliquer comment il faut
faire la guerre. C’est insupportable …
je dis avec force que Carmin 2 n’a pas reculé devant un ennemi largement supérieur
en nombre et qu’elle a ramené ses morts et ses blessés.
Carmin
2 était donc une excellente section.
7. L’inquisition médiatique.
Hier, 26 août 2008, le régiment a
accueilli, en son quartier Fayolle, le Président de la République venu passer
une heure pour lui parler et aussi pour rencontrer les familles. Les survivants de Carmin 2, blessés légers et
valides étaient sur les rangs : il paraît que c’est une règle Otan de rapatrier une section « traumatisée » (quelle entreprise c’eut été en Indochine et
en Algérie !). A la dislocation, on
vit une meute de journalistes s’abattre
avec avidité sur ces pauvres gars qui se demandaient bien ce qui leur
arrivait. Et ces journalistes en mal de
copie s’évertuaient, sans gêne, à arracher à nos paras quelques reproches ou
autre récriminations contre le commandement susceptibles d’être triomphalement
exploités dans la presse. Manque de
chance pour les journalistes, nos jeunes ne tarirent pas d’éloges pour leur
chef de section, l’adjudant Evrard,
ainsi que pour leur gradés avec lesquels ils vivaient en permanence depuis plus
de quatorze mois (1er juin 2007).
On voyait dans leurs regards que l’admiration était sincère. Leurs yeux s’embuaient lorsqu’ils évoquaient
le souvenir de leur trois
caporaux-chefs, Buil, Grégoire et Penon, tombés sous leurs yeux.
Ce jeu de la culpabilisation déteint
des médias vers les instances dirigeantes.
J’ai sous les yeux l’éloge funèbre prononcé le 21 août aux Invalides par
le Président de la République ; je cite : « … en tant que chef des Armées, je n’ai pas le droit de
considérer la mort d’un soldat comme une fatalité. Je verrai les familles dans quelques minutes,
je veux qu’elles sachent tout. Elles y
ont droit. Je veux que vos collèges ne
se retrouvent jamais dans une telle situation.
Je veux que tous les enseignements
soient tirés de ce qui s’est passé … » .
Hier, au quartier Fayolle il a dit
(je cite de mémoire) : « assurer
les familles que toute la lumière serait faite sur les circonstances de
l’embuscade et les responsabilités établies ». Les militaires présents ont mentalement
complété : « et les coupables
seront punis ».
Vouloir traiter les circonstances
d’une embuscade dans une opération de guerre
comme celles d’un accident civil de la route est une dérive inquiétante
pour les chefs militaires. S’ils doivent
se retrouver « en taule » pour avoir débordé par la gauche au lieu
d’avoir manœuvré par la droite, la source de recrutement de nos officiers
risque de se tarir rapidement.
8. La ferveur d’une ville.
Vieille ville de garnison, Castres (le
castrum romain) a dévoilé, de façon
admirable et émouvante, sa véritable nature.
Dès l’annonce du drame, le Maire a
fait mettre en berne tous les drapeaux de la ville et a ouvert un livre d’or à
l’hôtel de ville. Le 20 août au soir, il
fallait faire une heure de queue pour accéder au registre.
Les murs grillagés du quartier
Fayolle furent dans la journée recouverts de fleurs par des automobilistes et
des piétons anonymes.
L’office oecuménique célébré le 23
août matin a regroupé un millier de fidèles dans la cathédrale Saint Benoît et
tout autant de personnes sur le parvis où avait été dressé un écran géant. Ce mardi soir 26 août, le C.O. (club de rugby
local) accueillait l’Aviron Bayonnais pour son premier match de
championnat. Les tribunes populaires
étaient bordées d’une énorme affiche : « Loin des yeux, près du cœur, tous avec nos gars du
« 8 » ».
Le speaker fit observer une minute
de silence après avoir demandé au Président du Club , Monsieur Revol, au Maire
de la ville, Monsieur Bugis et au Lieutenant-colonel Meillan, commandant en
second du régiment, de venir prendre
place au centre de la pelouse. A l’issue
de la minute de silence, il demanda au public d’applaudir le « 8 »
pendant une minute également, lequel public, debout, se prit au jeu :
c’est à qui applaudirait le plus fort !
Il faut voir dans tous ces signes
d’amitié l’aboutissement d’une harmonie forgée entre les Maires et les Chefs de
corps successifs, depuis l’arrivée du Régiment en août 1963. Depuis cette date, et surtout depuis 1969,
année où débuta la professionnalisation du « 8 », plus de deux cents
cadres et parachutistes ont pris leur retraite à Castres et dans les environs
immédiats.
Ils
ont exercé une seconde carrière dans les entreprises locales où ils se sont fait
apprécier pour leur ponctualité, leur politesse, leur solidarité et leur
conscience professionnelle.
Ils
ont, pour la plupart, épousé des Castraises avec lesquelles ils eurent en
moyenne trois enfants de sorte que cette communauté particulière d’un millier
de personnes, digne et fière d’elle-même, est devenue un solide maillon de la
chaîne socio-économique locale.
Cette
complicité, longtemps mûrie, a eu pour apothéose le parrainage officiel du
« 8 » par « sa ville »
en 1999. Depuis lors, les paras du
« 8 » portent sur l’épaule droite l’écusson aux armes de la ville
dont la devise est : « Debout » et qui, associée à celle du
« 8 », donne étrangement :
« Volontaires
Debout »
Il y a en France des coins où il fait bon vivre.


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