Techniques de manipulation de l’opinion publique

Techniques de
manipulation de l’opinion publique et de la société
Par Laurent Bourrelly
• 16 décembre 2007 •
Depuis que les humains se regroupent en communautés et que les
sociétés se forment et évoluent, il est nécessaire pour le pouvoir de manipuler
les masses afin que l’ordre règne. C’est terrifiant d’apprendre que nous sommes
seulement des poupées manipulées par le pouvoir, mais c’est malheureusement la
triste vérité que tout le monde se borne à accepter sans réagir.
Pour comprendre vraiment comment les manipulateurs les plus habiles s’y prennent afin d’instaurer une pensée unique et de faire respecter l’ordre, il convient de lire Le Prince de Machiavel, mais j’ai trouvé un document qui résume assez bien les stratégies de base servant à manipuler l’opinion publique.
Manipulation de l’opinion publique et de la société
Les stratégies et les techniques
couramment employées
1 - La stratégie de la diversion
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la
diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants
et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un
déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie
de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de
s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science,
de l’économie, de la psycho
2 - Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode est aussi appelée “problème-réaction-solution”. On
crée d’abord un problème, une “situation” prévue pour susciter une certaine
réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on
souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence
urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit
demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer
une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des
droits sociaux et le démantèlement des services publics.
3 - La stratégie du dégradé
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de
l’appliquer progressivement, en “dégradé”, sur une durée de 10 ans. C’est de
cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles ont été
imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité,
délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de
changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués
brutalement.
4 - La stratégie du différé
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de
la présenter comme “douloureuse mais nécessaire”, en obtenant l’accord du
public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus
facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce
que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a
toujours tendance à espérer naïvement que “tout ira mieux demain” et que le
sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour
s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le
moment sera venu. Exemple récent : le passage à l’Euro et la perte de la
souveraineté monétaire et économique ont été acceptés par les pays Européens en
1994-95 pour une application en 2001. Autre exemple : les accords multilatéraux
du FTAA que les USA ont imposé en 2001 aux pays du continent américain pourtant
réticents, en concédant une application différée à 2005.
5 - S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un
discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement
infantilisant, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un
enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Exemple typique : la campagne TV
française pour le passage à l’Euro (”les jours euro”). Plus on cherchera à
tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? “Si on s’adresse à une personne comme si
elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura,
avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens
critique que celles d’une personne de 12 ans.” (cf. “Armes silencieuses pour guerres
tranquilles“)
6 - Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour
court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus.
De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès
à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des
pulsions, ou des comportements…
7 - Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les
techno
8 - Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
Encourager le public à trouver “cool” le fait d’être bête,
vulgaire, et inculte…
9 - Remplacer la révolte par la culpabilité
Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son
malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de
ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique,
l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif
dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de
révolution !…
10 - Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent
eux-mêmes
Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la
science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et
celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la bio
1 - La stratégie de la diversion :
Largement utilisé par les « illusionnistes » ![]()
2 - Créer des problèmes, puis offrir des
solutions : Méthode au combien utilisée dans les religions. Souffrez ici bas,
Dieu vous le rendra !
3 – La stratégie du dégradé : Normal on ne
perçoit que les différences. C’est-à-dire que par exemple si on se pique le
bout du doigt avec une épingle la douleur sera moins forte que si on applique
le même traitement dans l’œil. Ou si on soupèse un poids de
4 – La stratégie du différé : C’est ce qui
est appliqué par les sociétés qui proposent des crédits à la consommation. Les
souscripteurs espèrent toujours
pouvoir rembourser avant l’échéance. « Demain je serai riche, et je
pourrai rembourser la totalité… » ![]()
5 - S’adresser au public comme à des
enfants en bas-âge : Normal ! Les promesses rendent les enfants heureux non ? “La civilisation démocratique est entièrement fondée
sur l’exactitude de l’information, si le citoyen n’est pas correctement
informé, le vote ne veut rien dire.”Jean-Francois Revel, Journaliste &
philosophe, ancien directeur de l’Express.http://www.facebook.com/group.php?gid=6154561246
6 - Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à
la réflexion :Là je suis moins d’accord. Et pour preuve il faut se réfèrer à
l’exépérience de Stanley Milgram. Ce n’est pas l’émotionnel qui rentre en cause
c’est l’autorité. Dans notre société on part du principe : « Si le gouvernement
dit que c’est bien, c’est qu’après tout c’est bien »… Il représente l’autorité
pour le commun des mortels.
7 - Maintenir le public dans l’ignorance et
la bêtise : Là tout à fait. On ne souffre que de ce que l’on sait. La
preuve, être cocu en soit c’est pas important dans la mesure ou on ne le sait
pas. C’est à partir de ce moment là qu’on souffre, pas avant.
8 - Encourager le public à se complaire
dans la médiocrité
C’est ce que j’appelle : Le lavage de
cerveau (Ou Dany Boon) : “Je vais bien, tout va bien¯”.
(Autrement appelé la méthode Couet)
9 - Remplacer la révolte par la culpabilité.
Et oui ! C’est comme cela qu’on impose des dictatures !
10 - Connaître les individus mieux qu’ils
ne se connaissent eux-mêmes. Là j’aimerais
bien des liens vers des expériences.


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