La Croisade de Reconquête est inévitable !
La Croisade de Reconquête est
inévitable !
Selon Niall Ferguson, une guerre
civile opposera prochainement en Europe les immigrés musulmans aux populations
de souche.
La question de l'Islam est
maintenant abordée un peu partout y compris publiquement dans les hautes sphères
du pouvoir économique... Un exemple avec Niall
Ferguson...
Au cours d'
un briefing réservé aux cadres supérieurs d' une grande banque d' affaires
internationale, Niall Ferguson, historien très en vogue dans les pays
anglo-saxons, a parlé de la quasi-colonisation de l' Europe par les populations
immigrées. Il a prédit qu' une guerre civile opposera prochainement en Europe
les immigrés musulmans aux populations de souche vieillissantes. Selon lui, le
résultat sera exactement le même que si les Maures avaient battu Charles Martel
à la bataille de Poitiers en l' an de grâce 732.
Niall
Ferguson est un historien britannique de 43 ans diplômé d' Oxford et titulaire
d' une chaire de professeur à Harvard. Il a acquis une très grande notoriété
auprès du public anglo-saxon grâce à ses livres et ses documentaires télévisés,
et a été classé par le magazine Time parmi les 100 personnalités les plus
influentes du monde. Ce n'est ni un fou, ni un imbécile, ni un extrémiste. C'est
un type qui s'est taillé une réputation en béton grâce à son intelligence, sa
puissance de travail, et sa capacité à replacer les interrogations
contemporaines dans une perspective historique longue.
Le jeudi 30
juin 2005, il a été invité par la prestigieuse banque d'affaires américaine
Merrill Lynch à donner une séminaire privé afin de donner aux analystes de cette
banque un temps d'avance sur leurs concurrents, de raffiner leur grille de
lecture pour décrypter le monde et les marchés financiers, et de proposer de
nouveaux thèmes d'investissement susceptibles d'impressionner leurs clients les
plus sophistiqués. Un tel “cours particulier” de quelques heures rapporte
plusieurs milliers d'euros à un intellectuel en vue tel que Niall Ferguson, et
ce qui s'y dit ne sort pas du cercle des initiés. Dans la haute finance
internationale, contrairement à la fonction publique, la moindre erreur de
jugement se paie comptant et peut aisément sonner le glas de la carrière la plus
prometteuse, donc on préfère se payer l'assistance des esprits les plus fins
pour ne pas rater le coche.
La
présentation de Niall Ferguson développa l'idée que la situation internationale
actuelle ressemblait étrangement à celle de 1913. Il a été très surpris de voir
que les marchés financiers de 1913 s'étaient montrés incapables d'anticiper le
déclenchement de
Mais le
plus intéressant, c'est ce qui s'est dit après que Niall Ferguson eut terminé la
présentation qu'il avait préparée, quand il s'est soumis à une séance de
questions-réponses à bâtons rompus avec l'assistance. Ce fut un débat de haute
volée. Un banquier de Merrill a demandé de but en blanc s'il allait y avoir une
guerre en Europe. Je vous livre la traduction de la réponse de Niall Ferguson
:
«Je ne crois pas qu'on puisse imaginer une scénario de
guerre européenne au sens classique de l'éclatement de l'Union Européenne et de
la réémergence des états-nations. L'instabilité de l'Europe est plus à même de
provenir de cette autre tendance démographique qui est la quasi-colonisation de
l'Europe par des populations immigrées qui sont culturellement très différentes
et dans certains cas hostiles ou résistantes à l'intégration et à
l'assimilation. Si on regarde dans le futur à l'échelle de décennies plutôt que
de mois, ça me semble être une source de conflit beaucoup plus probable. Mais ce
serait un conflit de type civil interne, un conflit entre les immigrants en
particulier musulmans et les peuples indigènes
vieillissants.
En d'autres mots, ce qui rend notre
période différente de tous les autres siècles depuis
L'Europe a changé fondamentalement,
ça ne va plus être, comme ça l'était avant, un endroit rempli de populations
européennes, principalement chrétiennes, se reproduisant rapidement. C'est en
train de changer radicalement. Ça nous ramène encore plus en arrière que je ne
l'ai fait dans ma présentation. Ça nous ramène au temps de l'Alhambra de Grenade
à l'époque mauresque. Si vous voulez comprendre le destin de l'Europe, il faut
revenir énormément en arrière et lire la fantastique prophétie involontaire de
Gibbon dans Décadence et Chute, quand il imagine ce qui se serait passé si les
Maures avaient gagné la bataille de Poitiers et avaient dépassé l'Espagne pour
aller en France et au-delà. Peut-être y aurait-il des mosquées à Oxford. Eh
bien, maintenant il y a des mosquées à Oxford, mais je ne crois pas que Gibbon
l'aurait anticipé. C'est cette Europe qui commence à émerger graduellement, mais
ce n'est pas une Europe capable de produire une conflagration entre grandes
puissances.»
Pour la
bonne bouche, Niall Ferguson faisait allusion à un passage du chapitre 52 du
livre Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire Romain publié par
Edward Gibbon en 1788 : “Les Sarrasins s'étaient avancés en triomphe l'espace de
plus d'un millier de milles, depuis le rocher de Gibraltar jusqu'aux bords de la
Loire; encore autant, et ils seraient arrivés aux confins de la Pologne et aux
montagnes de l'Ecosse : le passage du Rhin n'est pas plus difficile que celui du
Nil et de l'Euphrate, et d'un autre côté la flotte arabe aurait pu pénétrer dans
la Tamise sans livrer un combat naval. Les écoles d'Oxford expliqueraient
peut-être aujourd'hui le Koran, et du haut de ses chaires on démontrerait à un
peuple circoncis la sainteté et la vérité de la révélation de Mahomet.” C'est ce
qu'on appelle l'humour british...
Ce qui
frappe le plus, c'est le fatalisme avec lequel Niall Ferguson décrit le destin
immédiat de l'Europe. Lui, le penseur à la mode, distillant ses perles
intellectuelles les plus précieuses aux virtuoses de la finance qui veulent
anticiper les tendances de fond des marchés, ne pense pas que la conquête
imminente de l'Europe par les immigrés originaires des pays musulmans soit un
“tuyau”, un “scoop” justifiant son généreux cachet : pour lui c'est d'une telle
évidence, c'est tellement inéluctable et déjà si visible dans les faits, que ça
ne mérite même pas de faire “la une” de sa présentation. Ça mérite peut-être sa
place dans la session questions-réponses, mais ça n'étonnera
personne.
Non que ça
le laisse indifférent. Il a étudié au Magdalen College d'Oxford, et sa référence
affectueuse à Gibbon (historien illustre sorti lui aussi du Magdalen College
deux siècles auparavant) prouve bien qu'il en a gros sur la patate d'y voir une
mosquée. Mais pour lui l'élimination des peuples indigènes d'Europe est
tellement inévitable qu'elle est déjà pratiquement inscrite dans l'histoire. A
moins d'une surprise...
Olivier RICHARD
http://www.resiliencetv.fr/modules/news/article.php?storyid=2103
(ces perspectives ne
devraient pas inciter les investisseurs américains à se risquer dans cette
pétaudière, et cela explique en partie pourquoi les fortunes et les capitaux
européens se réfugient en dehors de l'Europe, laissant la place aux Chinois et
Indiens, sans oublier les rois du pétrole !)


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