La préférence Nationale pour tous !!!
pour tous !!!
Jean-Marie Le Pen à Argenteuil dans les "territoires abandonnés"
06.04.07 | 10h51
ARGENTEUIL, Val-d'Oise (Reuters) - Jean-Marie Le Pen a entamé une visite dans les "territoires abandonnés par les politiciens français" par la cité du Val d'Argent à Argenteuil, dans le Val-d'Oise.
Le président du Front national est arrivé en voiture vers 10h15 dans ce quartier réputé sensible de la région parisienne suivi par un autobus transportant des journalistes.
Dans la même cité, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, s'en était pris à la "racaille" avant les violences urbaines de l'automne 2005. Depuis, le président de l'UMP n'est pas retourné sur la dalle d'Argenteuil comme il l'avait envisagé.
"Je veux prouver que pour le Front national il n'y a pas de zone de non-droit", a dit Jean-Marie Le Pen à son arrivée.
Dans une déclaration lue sur la dalle d'Argenteuil, Jean-Marie Le Pen s'est adressé aux habitants, quelques dizaines de personnes surprises par son arrivée.
Il les a remerciés de lui avoir permis de s'exprimer "là où même pas notre ancien ministre de l'Intérieur n'ose se rendre".
S'adressant aux personnes issues de l'immigration, le candidat du FN les a assurées qu'elles étaient "les branches de l'arbre France".
"Vous êtes tous des Français à part entière", a-t-il dit.
"Si certains veulent vous karchériser pour vous exclure, nous voulons, nous, vous aider à sortir de ces ghettos de banlieue où les politiciens français vous ont parqués pour vous traiter de racaille par la suite", a-t-il lancé.
Depuis son appel aux "Français d'origine étrangère" à Valmy à l'automne dernier, Jean-Marie Le Pen tente de séduire l'électorat issu de l'immigration.
Même si, dans son programme, l'immigration reste la cause principale des problèmes de la France, le président du FN promet aux descendants d'immigrés la "préférence nationale."
Des membres de l'entourage de Jean-Marie Le Pen, et notamment sa fille Marine, ont entrepris de dialoguer avec les habitants d'Argenteuil dont seuls une poignée ont crié "Le Pen va-t-en", les autres acceptant souvent la discussion.
"Je n'ai rien contre Le Pen, mais on veut des choses concrètes", a déclaré Mehdi, un jeune, qui se trouvait à l'arrivée du président du FN.
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Le FN sur le marché d'Aulnay : "Si t'es français, tu auras du boulot"
LE MONDE | 06.04.07 | 15h54 • Mis à jour le 06.04.07 | 15h54
Qu'il est taquin ! Ce Le Pen est incroyable !" En déplacement en banlieue parisienne, jeudi 5 avril, Marine Le Pen, directrice stratégique de la campagne du président du Front national, a choisi de prendre avec humour la nouvelle que des journalistes viennent de lui apprendre : vendredi matin, son candidat de père se rend lui aussi en banlieue. Il est finalement allé au Val d'argent à Argenteuil, là-même où, à l'automne 2005, Nicolas Sarkozy avait employé le mot "racaille". Une visite décidée par Jean-Marie Le Pen tout seul et qui va à l'encontre des déclarations de Mme Le Pen. Elle avait assuré, quelques instants plus tôt, que, pour des raisons de sécurité, ce genre de déplacement n'était pas prévu.
Faisant comme si de rien n'était, la vice-présidente du FN continue sa visite sur le marché d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Devant elle, une vingtaine de militants de mouvements antifascistes essaient de l'empêcher d'avancer. "Ce sont des petits voyous d'extrême gauche qui ne savent pas qu'on est dans une démocratie", réplique Marine Le Pen aux micros qui se tendent. "Pourquoi manifestent-ils contre vous ? Vous êtes une femme courageuse", commente une femme d'origine africaine qui tient à lui montrer son soutien. Un homme d'origine marocaine lui crie "Vive la France !". Un homme âgé se fraye un chemin jusqu'à elle et lui confie : "Cela fait plaisir de vous voir !"
"No pasaran ! Le fascisme ne passera pas !", crient les manifestants "Et pourtant on passe, on passe et on monte, on monte", ironise la représentante du FN. De guerre lasse, les manifestants se dispersent. La présidente du groupe FN au conseil régional d'Ile-de-France continue alors paisiblement sa visite. Parle de "gens charmants et chaleureux". Les badauds la photographient avec leurs portables tandis qu'elle salue un commerçant en fruits et légumes qui lui certifie que "les Portugais" voteront pour son père.
Quelques jeunes gens d'origine étrangère approchent le cortège pour engager la conversation : "Votre père a dit un mot grave. Il nous a dit : "Partez chez vous !" " "Vous êtes français ?, demande Marine Le Pen. Eh bien, il ne parlait pas pour vous." "Il n'y a pas de problème. Vous resterez en France", insiste-t-elle. "Si vous croyez que Jean-Marie Le Pen est raciste, c'est parce que depuis trente ans la presse vous ment !", lance l'essayiste
A quelques pas de là, Philippe Péninque, un conseiller de Marine Le Pen, essaie de convaincre : "Français, c'est ni une race ni une religion. Jean-Marie Le Pen a dit que la préférence nationale c'est pour tous les Français de coeur, d'ici ou d'ailleurs." "Si je veux me marier en Algérie et faire venir ma femme, je peux ?", lui demande un jeune homme d'origine algérienne.
- Pourquoi ne viendrait-elle pas ?, lui répond M. Péninque en insistant : Tu es au chômage, tu veux un boulot ?
- Oui, dit le jeune homme.
- Alors si t'es français, tu auras du boulot. C'est comme quand tu as un gâteau, tu ne vas pas le partager avec tout le monde ! La préférence nationale c'est partager le gâteau entre Français."
Christiane Chombeau
"Il n' a pas de beuritude. Pour moi, vous n'êtes ni des potes, ni des blacks, ni des beurs, vous êtes des citoyens français".
Jean-Marie Le Pen
Communiqué du FN
Azouz Begag, François Bayrou, et les « jeunes »
Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN
La démission d'Azouz Begag, qu'elle soit liée ou non à la parution de son livre, n'a aucun sens politique.
En revanche, son soutien à François Bayrou, et les éloges dithyrambiques que celui-ci adresse à celui-là, sont lourds de signification. Azouz Begag est ce ministre qui avait constitué son cabinet selon des critères raciaux, et qui avait appelé les jeunes des cités issus de l'immigration à déferler chez les « descendants de Vercingétorix » comme « une invasion de criquets ».
Voilà ce qui plaît donc à François Bayrou : un discours de haine des « Gaulois », et de mépris des jeunes Français issus de l'immigration. Tout le contraire de l'attitude nationale et républicaine que j'ai exposée ce matin à Argenteuil : la seule qui soit légitime, qui permette d'apaiser les esprits, et de donner à tous les enfants de France le désir de construire la France de demain.
http://www.frontnational.com/communique_detail.php?id=1382
En comparaison...
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-891564@51-823442,0.html
Ils se sentent envahis par les Maghrébins et les Noirs, et le diront dans les urnes, avec fracas, le 22 avril. Dans le quartier de la gare de Creil, ces "petits Blancs" – retraités, employés, ouvriers – montrent dans la rue les jeunes des "cités" au volant de voitures de sport, évoquent les "kebabs" qui se multiplient dans la ville, parlent des émeutes de 2005, des insultes antifrançaises, de l'insécurité… Cinq ans après avoir voté pour Jean-Marie Le Pen, la plupart sont prêts à recommencer, parce que "rien n'a changé".
Je pense que ces gens apprécieront à leur juste mesure les dernières déclarations de Le Pen et de sa fille...


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