la mort lente des USA
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Bernanke a raison :
seul, il n'y arrivera pas. Croyez-le 20 ans qu'on n'avait pas vu cela... Le voici donc sur la chaîne CBS, qui s'adresse directement à l'homme de la rue. Dans des mots simples et compréhensibles par tous, il a parlé des peurs et des inquiétudes de ses compatriotes, expliquant à quel point il comprenait leur indignation. Les efforts déployés par la Fed sont
absolument inouïs Une politique monétaire
hyper-expansionniste Le bilan de la Fed gonfle comme une
grenouille voulant devenir un boeuf ! J'oubliais... Les 850 milliards du plan Obama, et les 150 milliards déjà distribués l'an passé par Bush viennent en plus. Malheureusement, tous ces efforts ne
suffiront pas : Bernanke le sait Tous les efforts mis en place par la Fed et l'Etat seront vains si les Américains ne les soutiennent pas. Bernanke aura beau dire et beau faire, si ses compatriotes ne sortent pas, ne vont pas dans les magasins, ne s'achètent pas de voitures et des Ipod, ne prennent pas des crédits pour consommer... la machine ne redémarrera pas. La confiance et la consommation sont au
coeur de la problématique L'argent est là. L'offre est là. Il manque la demande... et la demande c'est vous, c'est nous. C'est un peu comme une équipe de foot. Vous avez beau la doper aux amphétamines avant le match, si elle n'a pas la rage de gagner, un mental d'acier et une totale confiance, elle n'y arrivera pas. En s'adressant directement à ses compatriotes, Bernanke tente de leur donner l'envie de se battre, et essaye de leur redonner confiance. L'équipe est-elle parée ? Toute la question est là. Encore et toujours la consommation
américaine Depuis le début de l'automne dernier, je vous dis qu'aucune sortie de crise n'est possible tant que les Américains ne consommeront pas. 70% du PIB des Etats-Unis est généré par la consommation. Et la consommation américaine tire la croissance économique mondiale via ses importations -- à commencer par les pays ateliers comme la Chine. Pour faire simple Sur les deux dernières décennies, la consommation
américaine carburait à l'endettement massif voire au surendettement. Mais
maintenant, la donne a changé. Il faut rembourser. Le comble contradiction : la réalité
américaine versus les souhaits de la Fed Les Américains sont licenciés et mis au chômage. Leurs actifs boursiers et leur patrimoine immobilier ont fondu de moitié -- imaginez la situation des retraités ! Ils n'ont aucune épargne de précaution. Absolument aucune. En revanche, ils ont des montagnes de dettes et d'emprunts à rembourser... Cerise sur le gâteau : le peu d'argent qui leur reste en fin de mois après le paiement des traites et des factures, ils se mettent aujourd'hui à l'épargner ! (Des années qu'on n'avait pas vu ça... Ils savent que les temps vont être durs...) Et voilà M. Bernanke qui les supplie de se remettre à emprunter et à consommer, au plus vite... Qu'il est grand l'écart entre les souhaits de la Fed et la réalité quotidienne des Américains. Bernanke a raison : sans eux, il n'y
arrivera pas Les Américains ne sont pas dupent. Ils savent parfaitement qu'ils vont devoir payer pour les erreurs commises par les autres... Le poids du fardeau devra être supporté par plusieurs générations d'Américains... Ils devront payer de leur poche l'endettement massif actuellement créé par l'Etat. A coups de prélèvements fiscaux et de dépenses qu'on aurait pu faire et qu'on ne fera pas. A coup de dépréciation du dollar et d'inflation aussi, qui feront fondre la valeur de leur patrimoine... Mais ça, on ne leur dit pas... pas encore. ... Mais les marchés y croient, eux Je veux bien jouer le rebond, capter le potentiel du mouvement haussier qui se dessine. Mais j'ai bien peur qu'il ne s'agisse d'un énième rebond dans un marché baissier. Alors je vous recommande de faire très attention, et d'être très réactif. Au cas où... |


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