30 % d'étrangers maxi dans les classes d'école Italiennes

A double, tranchant cette décision du pouvoir Italien... certes cela restreint d'un côté, mais de l'autre elle officialise et institue...

RF

L'Italie veut limiter les élèves étrangers à 30% par classe

Pour «favoriser l'intégration», l'Italie a décidé de fixer graduellement à 30% le maximum théorique des élèves étrangers dans les classes des écoles primaires et secondaires à partir de l'automne 2010.

Laszlo Molnar - le 12 janvier 2010, 23h00
Le Matin

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Cette décision a été prise pour faire «face à la croissance du nombre d'élèves étrangers», selon la Note sur l'intégration envoyée vendredi aux écoles de la Péninsule par le Ministère de l'éducation.

L'archevêque Bruno Schettino a immédiatement fait part de ses doutes: «On crée de nouvelles discriminations», a-t-il estimé après la publication du texte.

Racines chrétiennes

«Etablir un plafond de 30% d'élèves étrangers par classe est selon moi un moyen utile pour favoriser l'intégration, car grâce à cette limite nous évitons la création de classes ghettos avec uniquement des élèves étrangers», a cependant insisté la ministre de l'Education, Mariastella Gelmini. «L'école doit être un lieu d'intégration. Enseigner le respect pour les autres cultures et affirmer dans le même temps l'importance des règles de comportement civique, de l'histoire, des lois et de la langue italienne est une obligation», selon cette proche de Berlusconi.

Mais elle a aussi insisté sur des questions plus polémiques: «La lutte contre l'inégalité passe aussi par la défense orgueilleuse de nos racines, notamment chrétiennes. Si nous renonçons aux crèches de Noël dans les écoles et aux crucifix dans les classes, nous enverrons le message que notre peuple n'a pas de traditions. Et nous serons livrés à celles des autres.»

Injustice

Ses commentaires ont suscité le scepticisme dans l'opposition. «Cette mesure a le goût amer du racisme», s'est indigné le président d'Italie des valeurs, Antonio Di Pietro. Cette décision est dangereuse, selon l'ancien magistrat qui a lutté contre la corruption politique italienne «parce que des actes de barbarie ont été commis par le passé au nom de l'identité nationale». Le syndicat Cgil s'est demandé pour sa part si de nombreux élèves étrangers vont être obligés de changer d'école et si certains devront aller dans d'autres villes avec le risque d'une augmentation du nombre de jeunes abandonnant la scolarité. Face au tollé provoqué, Mariastella Gelmini a finalement précisé lundi que les élèves étrangers nés en Italie (environ 200 000) ne seraient pas pris en compte dans le seuil des 30%.



17/01/2010
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